Hey, comment que ça va bien ? Bien ou bien ? Parfait.
Vois-tu lecteur, aujourd’hui je suis aux anges. Pourquoi me demanderas-tu l’œil et l’oreille avides ? Et bien figure-toi que je vais te parler d’un album de Punk. Oui de PUNK ! Du vrai, qui claque, qui dénonce, avec une putain de ligne de basse et des riffs de folie ! Du Punk servi avec colère, rage, fougue et qui dénonce !
Tu connais Downtown Boys ? Oui : bravo t’es vraiment cool. Non : Pas grave, tu ne vas pas tarder à connaître et promis, on ne dira rien !
Cost of living, sorti le 25 août est le troisième album de cette bande et suit le très apprécié Full Communism. La bande de Providence nous ment quand même un peu parce qu’en fait de boys y’a quand même deux filles dans le groupe et elles ne donnent pas leur part au chien comme disait ma grand-mère.
C’est typiquement punk, énervé, et la chanteuse Ruiz hurle sa rage et celle de sa génération et on sent dans son chant et dans tout l’album l’urgence, cette rage. J’adore !
On retourne dans le Punk des débuts mais avec un son très actuel. Downtown Boys se fait sa place dans un rock habituellement à dominance "blanche" pour faire résonner (je cite) "les voix des communautés gays, latino et mexicaine".
Les textes sont inspirés, par exemple, par le poème "I believe I’m living" d’Asseta Shakur, tu sens l’ombre bienveillante des Clash ou de Wire dans des titres comme "A Wall", ne laissant aucune place aux doutes concernant son sujet. Mais ce qui fait aussi l’originalité de Downtown Boys, ce n’est pas seulement ce chant féminin, ce punk énervé et énergique, c’est aussi l’écriture de titres en espagnol.
Depuis ses débuts, dans les locaux de répètes, les petits clubs, les caves et les salles underground, les Downtown Boys ont pris position, mis leur fougue sur le cap bien précis de la dénonciation du racisme, de l’homophobie et n’en ont pas dévié d’un pouce ! Pas de compromission et cela s’entend !
On retrouve du Rage Against the Machine dans leur prise de position, servie par leur musique résolument Punk.
Dans "A wall", le groupe dénonce par exemple un mur susceptible d’éteindre l’humanité (au propre comme au figuré). Tu pourras constater de visu cette fougue lors de leur passage au Point Ephémère le 10 octobre prochain.
Je finirais simplement cette chronique en te rappelant que grâce à Downtown Boys (entre autre) : Punk not dead !
