Comédie dramatique réalisée par Alexander Payne avec Kathy Bates, Jack Nicholson, Hope Davis, Dermot Mulroney, June Squibb

A 66 ans, Warren Schmidt prend sa retraite, perd sa femme, marie sa fille avec un « cornichon », se rend compte qu’il a raté sa vie et qu’il n’est rien. « Quand j’aurai disparu et ceux qui m’ont connu, aussi …ce sera comme si je n’avais jamais existé… » dit-il …dure réalité…il ne fait pas bon en prendre conscience.

Mais Monsieur Schmidt essaye de prendre du recul au moment où il perd tous ses repères. Il prend la route au volant de son camping car. En quête d’aventure ? Il se décide aussi à parrainer Ndugu, un petit Tanzanien avec lequel il correspond et qui lui sert de confident.Cela sera t’il suffisant ?…on peut l’espérer …le film laisse libre court à la fin qu’on veut lui donner…

Et puis Nicholson campe avec justesse ce pépère abasourdi par la tournure que prend soudain sa vie…il est drôle, touchant. Excellent encore dans ce rôle de composition. Pas facile ce film lent entre nostalgie et vieillesse dans le quotidien pas joyeux joyeux de l’américain moyen, qui ne vit rien d’excitant mais qui le croit pourtant, qui n’a rien à dire…mais qui ne ferme pas sa gueule pour débiter des banalités et des lieux communs…

Le discours de Monsieur Schmidt au mariage de sa fille est édifiant, l’homme est intelligent, il a compris…et Nicholson donc.Enfin un film qui ne prône pas l’impérialisme américain…on doit s’y emmerder dans cette Amérique là, les banlieues sont sordides, les gens laids, imbéciles, ignares et vulgaires…et même la mythique route 66 que l’on aperçoit çà et là pendant le film ressemble à un no man’s land…décidément mon rêve américain continue de prendre l’eau.

Le film est néanmoins excellent.