Film de Francis Ford Coppola avec avec Kathleen Turner et Nicolas Cage

En 1986 (17 ans déjà ????) sort sur nos écrans "Peggy Sue s’est mariée", "‘Peggy Sue got married", pour les bilingues) un film américain réalisé par Francis Ford Coppola, avec Kathleen Turner (pas encore alcoolique), Nicolas Cage (déjà fou d’Elvis Presley, jusqu’à donner ce nom à son chien, ce qui ne l’empêchera pas de mourir tragiquement - le chien -, pas Nicolas Cage) et, dans des seconds rôles, Jim Carrey (même jeune il a l’air débile), Helen Hunt ("Twister", "Pour le pire et pour le meilleur") et Sofia Coppola, fille du maître et réalisatrice reconnue pour son premier long métrage Virgin Suicides en 1999.

1985. Kathleen Turner, alias Peggy Sue, a 45 ans, deux enfants, est en instance de divorce, est défraîchie et blasée par la vie. C’est dans ce contexte pour le moins déprimant qu’elle se rend au bal de retrouvailles de sa promo de lycée, où, 25 ans auparavant, elle est la reine et file le parfait amour avec Charlie, alias Nicolas Cage, excellent en chanteur de rock égocentrique, prétentieux et un poil stupide. (On lui pardonne, d’ailleurs Peggy Sue aussi, qui le regarde, malgré ses pitreries, avec des yeux de merlan frit). Emportés par l’élan de l’amour et de la jeunesse, Peggy Sue et Charlie se marièrent, eurent deux enfants, mais hélas, trois fois hélas, ne vécurent pas heureux, Charlie souffrant d’une infidélité chronique.

1985 (toujours. Eh oui, il faut bien planter le décor.) Tandis que la fête (le bal de promo II, le retour) bat son plein, Peggy Sue a un malaise, tombe dans les pommes, et, par un miracle fantastique et paranormal, se réveille… 25 ans plus tôt, en 1960. Remonter le temps peut être opportun, pour modifier le cours de sa vie au moment où elle déraille, pour ne pas commettre deux fois les mêmes erreurs, et profiter davantage de ses proches, avant qu’ils ne nous quittent trop tôt.

Peggy Sue, en l’occurrence, essaye d’échapper à son mariage (futur fiasco) avec Charlie, en flirtant avec un intellectuel torturé… mais en vain, car on n’échappe pas, même quand on s’appelle Peggy Sue et qu’on a réussi à faire un bond de 25 ans dans le temps (ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, vous en conviendrez), à son destin. Elle réalise alors avec horreur et consternation qu’elle ne peut s’empêcher de tomber follement amoureuse de son rocker raté, et qu’elle ne peut modifier sa vie et par conséquent son futur.

Morale de l’histoire : il ne faut rien regretter, les erreurs que l’on croit avoir faites n’en sont peut-être pas, ce qui doit arriver arrivera, et rien ne sert de se lamenter : il faut faire avec ce qu’on a, et ce qu’on peut, même si on peut peu.

Le thème du voyage vers le futur ou du retour dans le passé a toujours fasciné les metteurs en scène, et les a plus ou moins bien inspirés.

Pour notre plus grand plaisir, Francis Ford Coppola fut fort bien inspiré." Peggy Sue s’est mariée" baigne dans un univers envoûtant et une atmosphère nostalgique : regret d’une jeunesse dorée, insouciante, d’une époque bénie, à l’aube d’une explosion musicale sans précédent et de l’âge d’or : les années 1960.

Peggy Sue s’est mariée, bien que kitsch et par moments cul cul la praline (années 1980 obligent), constitue un très bon moment de cinéma, porté par des acteurs convaincants et une musique entraînante.