C’est l’été (il paraît), et l’envie d’écouter de la musique sur la plage commence à se faire sentir. Supertime Wow semble tout indiqué pour cela avec sa pop aux influences anglaises et françaises, matinée de sonorités des années 80. L’ambiance est cinématographique, psyché et lumineuse. Les morceaux sont variés, souvent dansants et entêtants, parfois plus mélancoliques.
Dear Eyes, alias Frank Woodbridge, parisien d’origine britannique, signe ici son premier album, après l’EP Happy Sad en 2013. Son nom de scène exprime une certaine vision romantique de la vie, qui lui vient peut-être de ses ancêtres, où les yeux sont toujours le miroir de l’âme. Il nous transmet cette vision dans cet album où il nous parle d’illusions perdues, des rapports humains, d’amours ratés ou fantasmés.
Certains de ses morceaux reprennent des sonorités proches de celles de Depeche Mode et des synthétiseurs / boîtes à rythmes des années 80, tels "All the problems" ou "Solitude Mondaine", electro rock à la voix suave qui pourrait nous amener facilement sur la piste de danse. Mention spéciale à l’entraînant "Go train fast love", déjà présent sur l’EP, de style plus pop rock mais tout aussi pêchu et entêtant !
Dear Eyes porte un soin tout particulier à l’univers visuel qui entoure sa musique. Outre la très belle pochette de l’album, les clips de "Summer girls", "Buttons" et "All the problems" viennent enrichir l’album et donnent un très beau support vidéo aux morceaux. Les modules réalisés pour la sortie de l’album (à voir sur son Facebook) ne sont pas sans rappeler Wes Anderson par leur côté onirique et léger et viennent compléter à merveille l’ambiance estivale que dégage Supertime Wow.
