Un jeu de basse musclé, farci aux overdrives, des petites manières dans les guitares, des effets de voix et voilà une kyrielle de pop-iettes de servies, à vous la régalade ! Une correspondance avec la brutaliste Angleterre septentrionale, l'esprit qui a marqué la fin du siècle dernier, le chanteur/guitariste et ses envolées Marriennes rénovées, la basse qui imprime aux titres sa lourdeur PJ Harveyienne de la première époque... Ok cette dernière est plutôt du sud de l'Angleterre mais par rapport à nous ça reste plus au nord, non ?

De toute façon, c'est plutôt de l'autre côté de l'Atlantique que ça joue bien. Sur le début de l'album, plane une ambiance NYC début de siècle, Strokes & Cie, en raccord complet avec l'origine Nord Américaine de ces indés-là. On retrouve même parfois le sel de ballades surf pub rock tradi des 50's ("Black is good"), on nous envoie au tapis avec une poste 90's ("Two reasons"), qui précède une bluesette à peine réactualisée ("Better things to do") dont on se remet péniblement comme d'un lendemain de cuite alors que des vieux potes tapent au carreau ("Lost", qui fait de l'oeil à la fois à Arcade Fire et aux Smashing Pumpkins).

Ontario, gloire à toi ! Ces titres vont bien faire remuer les nuits de la génération qui va se pointer. Aux bons auditeurs, salut.