Le bal est une affaire étrange, intime, qui envoûte. Il mélange depuis longtemps au rythme musical, la conscience populaire et bourgeoise, sensuelle et/ou platonique.
Le bal n’est pas Un. Des faubourgs de la Bastille aux parquets aristocratiques, en passant par les guinguettes, il reste intemporel aux yeux de ceux qui le pratiquent.
Le gestuel s’invite comme autant de protocoles de séduction.
Le bal s’ouvre au sens.
Peu importe d’où l’on vient, l’important est d’être là, avec sa ou son partenaire et d’oser, sans conventions de classes, d'être en panache. Même si la rigidité des protocoles veut que "le bal des petits lits blancs" soit la première sortie dans "le monde" d’une jeune fille ou d’un jeune homme bien né ou descendant d’un capitaine d’industrie, il reste dans cette marotte sociale autre chose que la simple représentation d’un monde figé.
Le bal est complexe et, pourtant, motivant pour l’histoire. Il existe, parce que le peuple le désire. Il est la fête, et la reconnaissance d’un fait. Il s’agit d’une sensation, quelque chose comme une mise en valeur oubliée. En tout cas, bien plus qu’une représentation. C’est un hymne à la vie sociale.
Ayez la chance de feuilleter le très beau catalogue édité dans le cadre de l’exposition "Scènes de bal, bals en scène"qui a eu lieu du 9 février au 30 avril 2011 au Centre National de la Danse à Pantin. Avec ses textes clairs, ses illustrations justes, Il résume l’envoûtement de ce moment unique qu’est la danse, le bal.
Il est toujours possible de commander ce livre qui vous en mettra plein les pattes. Naviguez entre "danse savante" et "danse populaire", voyez comment les Cours se sont approprié l’élégance du geste, la danse canaille et celle des masques…
Longue est l’aventure du bal dans tous ses excès. Longue est l’histoire de la danse en couple ou en quadrille…
La danse, sur le parquet, ou dans la terre meuble, reste le temps d’une valse, d’une java, d’une Fest-deiz en Bretagne, un moment de partage, de retrouvailles, unique et sensuel.
