Alain Foix avait signé il y a quelques années, une biographie concernant Toussaint Louverture et dans la foulée, une collaboration au scénario du téléfilm éponyme.

Il revient en cette fin d’année, avec "Martin Luther King" et une pièce "La dernière scène" qui croise habillement dans un huis-clos, Mumia Abu-Jamal et le pasteur.

Une biographie, donc ! Un livre à mettre dans toutes les mains. Un minimum. Simplement, parce qu’il est urgent de revenir à l’histoire d’un homme qui a toujours lutté contre le communautarisme et pour l’homme comme citoyen Terre.

Nous retrouvons, dans l’écriture de cette biographie, la même détermination linguistique de l’auteur de Toussaint Louverture, dans la force des mots, dans le choix des extraits qui composent comme le veut, le travail spécifique de cette collection.

La force du verbe dévore notre envie.

Auteur avant d’être biographe, Alain Foix raconte dans le sens de l’histoire en évitant les écueils de la trop grande précision historique ou scientifique comme disent certains. Alain Foix est un conteur, un écrivain de talent, un poète qui sait nous prendre par la main pour nous faire traverser ses années aujourd’hui d’un autre siècle.

Aux pages tournées, c’est la musique à l’ombre d’un mouvement qui brusquement, après l’assassinat de Martin Luther King, explosera dans la violence. Toute la complexité de Martin Luther King est dans les lignes, entre les pages, là où le souffle d’une certaine non-violence qui lui était chère, héritage d’un Gandhi peut-être qui a su mettre à genoux l’Angleterre.

La foi, également, sérum de vie. La violence est humaine, et ses conséquences sans mesure avec l’acte. La force du livre d’Alain Foix peut se résumer à cela.

La folie raciste mène à toutes les barbaries...