L'affiche du nouveau one-woman-show du pétulant petit chaperon rouge, intitulé "Follement Roumanoff", montre Anne Roumanoff sur fond de papier bonbon multicolore prometteur d'un feu d'artifice d'humour fou.

Las ! C'est gentillet, avec quelques répliques ou aphorismes amusants, mais l'ensemble reste bien convenu, politiquement correct (tout à fait convenable pour un prime time de Michel Drucker d'ailleurs présent ce soir là dans la salle) et même s'il se veut en prise direct avec l'actualité ou les moeurs du moment, passablement éculé.

Bon public, on peut se détendre pendant la première partie mais après l'entracte, le spectacle devient poussif (les rires ne fusent pas vraiment et le public répond bien timidement aux tentatives d'interactivité).

Aucun thème novateur : les devoirs des enfants, la peur en avion, les déboires des internautes néophytes, les blondes, le cocktail, la standardiste d'HP antillaise ou le poivrot logorrhéique et les ados de la cité accros aux SMS ont fait long feu et, même si l'on estime qu'ils constituent des classiques incontournables, ont déjà donné lieu à de meilleurs interprétations.

Les quelques timides incursions dans le domaine de prédilection des chansonniers, à savoir la satire à chaud de l'actualité politico-sociale (la canicule, les retraites, le gouvernement…) frisent l'indigence.

Qui a dit que la gentille Anne remontait sur scène à chaque fois qu'il fallait faire bouillir la marmite conjuguale ?