"Les trente-neuf marches" de John Buchan est à nouveau dans les librairies. Un petit bonheur à lire en toute vitesse.Surtout que le roman hérite d’une nouvelle traduction.

Comment vivre l’adaptation ?

Non ! Ce n’est pas une maladie grave, même si elle est transmissible, voir contagieuse. Rien de méchant dans le symptôme diagnostiqué. Certain, beaucoup même qu’elle est dans l’évolution normale d’une carrière d’auteur.

Hitchcock fait parti de ces trublions. Un de ce  artistes qui réussissent, en feuilletant un livre à pondre un des films les plus réjouissants. Modèle d’aventure.

"Les tentre-neuf marches" de John Buchan, reste pour le Maître du suspens une œuvre maitresse de sa période anglaise, et c’est une bonne idée que la collection du Masque ressorte ce petit bijou qui donna ses lettres de noblesses au roman d’espionnage.

Il faut avoir l’esprit curieux, titiller les pages et comprendre que ce que l’on a entre les mains, est une nouvelle traduction due à Théo Varlet. Cela change tout, et c’est un petit bonheur.

Une fois lu, avec malice, le roman nous interroge. Il se fond avec l’adaptation d’Hitchcock. Le réalisateur s’est emparé du bouquin, comme souvent chez lui, à la hussarde, avec cette frénésie qui rend la plus part de ses œuvres un incontournable monument cinématographique.

Mais l’adaptation est-elle à la hauteur ? Nous avons le droit de sourire à cette interrogation. Peut-on faire la comparaison ? Je vous laisse juge, sans piège de ma part. Entre les pages ou sur pellicule, les aventures de Richard Hannay sont au rendez-vous des courses poursuites contre un complot mondial.

Vous lirez ce roman en pensant peut-être à Hitchcock qui disait de John Buchan "… Que bien avant Les trente-neuf marches, l’esprit de l’Homme qui en savait trop (la version de 1935) devait beaucoup à Buchan".

Ce n’est pas le moindre des compliments.

En relisant les propos du Maître, l’ombre du doute n’est pas permis. La connivence est totale entre la littérature et le cinéma.

A lire Les trente-neuf marches, à l’ombre du grand Alfred.