Texte et mise en scène de Lionel Spycher, décor de Jacques Gabel avec Jean Michel Dupuis, Alain Fromager, Regis Boyer, Sarah Karbasnikoff et Rebecca Aichouba

Bon…quoi dire sur cette pièce dite de « genre contemporain » ? Production du théâtre subventionné !!! Je ne vais pas vous refaire mon couplet, mêmes commentaires que pour l’Ouest Solitaire ! Je suis atterrée !…une heure quarante de poncifs. Un texte au kilomètre, débité à toute allure, et heureusement car sinon nous partions pour trois heures. Une phrase une idée, pas de développement…chacun est sensé savoir de quoi on parle.

L’amour, la mort, la drogue, la prostitution, les trafics de bagnoles et de poisson séchés, le bloc de l’est ( ?), la liberté, les regrets, une femme nue, deux femmes qui s’embrassent sur la bouche à se barbouiller de rouge à lèvres… le tout livré en pâture sur un coin de zinc au café du commerce !

Les grandes idées comme s’il en pleuvaient qui se terminent en un plouf éclabousseur au fond de la piscine installée sur la scène, seule « originalité » de la mise en scène par trop spécieuse d’autre part. Chic sans doute ce jeu de morceaux de plateau en faux marbre découpés qui glissent vont et viennent à chaque sortie des personnages pour qu’on comprenne bien que l’on change de sujet !!!! Et pas nouveau !

Comme j’ai mal à mon théâtre, comme j’ai l’impression que le théâtre expérimental a existé pour rien…mais comment travaillent ces comédiens là ?…pour nous débiter du texte sans jamais rien nous faire ressentir…la voix criarde et mal posée pour une, un débit ininterrompu ponctué d’un rire mécanique et faux de chez faux pour un autre…aïe, aïe.

Moi je serai d’avis que l’auteur reprenne chacun des thèmes abordés et nous les développe en autant de pièces de théâtre avec des émotions qui nous sautent …là au creux du ventre en une onde de chaleur…
Enfin la chaleur était dans la salle…pas la chaleur humaine…pas de risque…50 spectateurs au bas mot…en suspension !!! Pas celle du plongeur, non, celle du spectateur en attente d’une aspiration …qui n’est pas venue !

Même pas matière à masturbation intellectuelle sur la symbolique et le 25è degré à étaler dans un dîner branché…là y’a rien à comprendre.

Quand on n’a rien à dire, on se tait, tout le monde gagne du temps. A oublier très vite.