Robert Crumb ne sent plus le souffre. L’art underground d’un monde aujourd’hui englouti s’expose. Les noires cités d’une société trop pleine de tout ne vivent plus aujourd’hui qu’à l’ombre de la nostalgie.
Robert Crumb est un artiste pionnier d’une bande dessinée libérée de ses petits mickeys. L’artiste a trempé sa plume dans le vitriol des années 60 et 70.
Osant tout, c'est-à-dire ce qui est aujourd’hui impensable. Cette liberté de croquer sans avoir sur le dos quelques flics malodorants puant le politiquement correct.
L’underground c’était cela. Libérer les codes et les énergies citoyennes sans pour autant y voir un repli communautaire. Une drôle de communauté utopiste qui suivra cette mixture sociale à laquelle Robert Crumb apportait ses coups de crayons pas toujours tendre mais sans faillir à son esprit libertaire.
700 dessins réalisés entre 1960 et aujourd’hui, un espace temps qu’il faut découvrir pour comprendre la marche de notre génération rock. Coup de tête, coup de folie, coup de génie. C’est ainsi que va le monde chez Robert Crumb, pas de de demi-mesure, de politique acidulée.
Une réalité au bout de la mine qui fit trembler en son temps "l’establishment" de la BD. Il n’est pas le seul aujourd’hui à être reconnu, mais il reste bien dans le firmament pictural des survivants d’un autre monde, à la hauteur sociale du lecteur.
