Milagres vient de Brooklyn et ça s'entend, dans sa façon de livrer un rock-pop de synthèse, taillé pour la FM, les stades et les CD-samplers que certains magazines de la presse spécialisée offrent avec la générosité de celui qui soupçonne que ses lecteurs n'auraient pas internet, ou ne connaîtraient pas feu Myspace.

À la croisée de MGMT, Grizzly Bear, The National... pour la voix, et peut-être pas seulement, on se souviendra aussi des britons de Coldplay, et de leur porte-gorge Chris Martin.

Glowing Mouth est un album ample et lyrique, doué d'une belle confiance en soi que justifie une belle maîtrise de l'écriture indie-pop. De la technicité à défaut d'une inventivité ou d'une audace folle. Si tout cela ne sort pas des sentiers battus de ce qui se fait aujourd'hui, cela a tout au moins le goût bon de le bien faire.

Sûr que ces gars-là portent barbe, chemises à carreaux et hoodies par-dessus leurs jeans slim. Et si ce premier album n'y parvient pas encore, Milagres pourrait bien dans le futur fournir l'un des tubes pop-nostalgiques de l'été de vos trente ans.