Carte blanche à René de Obaldia suivie d'une revue fantaisiste et musicale menée par Philippe Meyer.
Le plus joli théâtre de théâtre de Paris, le Ranelagh, propose un Festival autour du grand auteur vivant. Obaldia...
Né à Hong-Kong, de père panaméen et de mère française (de Picardie) , le comte René, académicien, auteur de dizaines de pièces ("Les bons bourgeois", "Du vent dans les branches de Sassafras", "Grasse matinée") et d'oeuvres littéraires ("Exobiographie", "Le centenaire") donne, lui-même, à son bureau d'hilarantes conférences mi-sérieuses, mi-burlesques, composées d'extraits de ses textes et de souvenirs enjolivés.
Moments jouissifs, qui enchantent le public et témoignent de l'incroyable fraîcheur d'esprit de ce grand monsieur.
Après une pause, à la rencontre de son public, avide de dédicaces, commence un spectacle de music-hall car René de Obaldia, sous le pseudonyme de Maurice Igor a signé plusieurs chansons, interprétées par Luis Mariano et autres chanteurs de l'après-guerre.
Sous la houlette du facétieux Philippe Meyer, de France-Inter, s'enchaînent morceaux choisis - "Fantasmes de demoiselles", avec l'exquise Manon Landowski et sa troupe - quelques chansons naïves et l'intervention de Monsieur de Obaldia lui-même, qui a un joli filet de voix, témoin d'une époque où l'on savait chanter, danser, bien écrire...comme tout le monde alors !
Merveilleuse soirée "en famille" où l'émotion étreint les gorges, fait battre le coeur. Obaldia, classique, est diablement bien vivant et vert comme un arbrisseau !
