Pour l'automne 2011, la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais, le Musée national du Palais de Compiègne et le Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau présentent une exposition consacrée aux destins souverains du début du 19ème siècle selon l'axe France-Suède-Russie.

L'exposition française, qui s'inscrit dans le le prolongement de l'exposition qui s'est tenue en 2010 au Nationalmuseum de Stockholm dans le cadre de la célébration du bicentenaire de l'accession au trône de Bernadotte, fondateur de la dynastie régnante, se décline en diptyque avec, en point de convergence, un focus sur les arts décoratifs.

Au Château de Compiègne, "Destins souverains - Napoléon, le Tsar et le Roi de Suède" retrace les aspects politiques et militaires de l'épopée impériale et au Château de la Malmaison "Destins souverains - Joséphine, la Suède et la Russie" est placée au féminin, sous l'égide de celle qui fut l'âme et la maîtresse du lieu, femme de goût et l'aîeule de nombre de familles régnantes au 21ème siècle.

Deux catalogues sont donc publiés à cette occasion.

Celui consacré à l'axe politique Paris-Saint-Péterbourg-Stockholm est divisé en une partie "essais" relatifs à la personnalité de chacun des protagonistes et Magnus Olausson, directeur du Nationalmuseum de Stockholm, y aborde le rôle important de l'art non seulement comme symbole du prestige national et de la vitalité de la création artistique mais comme véritable outil de propagande politique.

Elle est suivie de la partie catalogue, comportant la description commentée des pièces présentées selon le parcours thématique de l'exposition, précédée d'un essai introductif dont celui de Alain Pougetoux, conservateur du patrimoine au Château de Malmaison, sur l'histoire et le partage de la collection de l'impératrice Joséphine.

Le catalogue relatif au volet "féminin" de l'exposition comporte une partie catalogue classique, avec la description commentée des pièces présentées, précédée de nombreux essais qui gravitent autour de l'impératrice et de sa descendance.

Amaury Lefèbure, directeur du Musée National des Châteaux de Malmaison et Bois-Préau, et Tamara Rappe, conservateur au Musée National de l'Ermitage, y analysent notamment les relations privilégiées qui liaient Joséphine et le tsar Alexandre 1er.

Et Elisabeth Caude, conservateur au Musée de Malmaison, s'attache plus particulièrement au point d'orgue de l'exposition que constituent les pièces du service à dessert en porcelaine peinte et dorée commandé par Joséphine à la manufacture Dihl et Guerhard qui, d'une part, constituent des objets de prestige reflétant le raffinement du goût de l'époque en termes d'arts de la table, et d'autre part, attestent, par l'apposition des portraits de ses petits enfants et la reproduction des toiles de sa collection de peinture, du goût personnel d'une femme également très attachée à sa famille.