Le monde a beau changer, la vitesse des échanges et des productions culturelles s'accélérer de façon exponentielle et inquiétante, il semble, depuis une quarantaine d'années, bien clair que certaines choses n'ont pas décidé de bouger. Parmi ces choses-là, il y aurait le courant d'une pop à l'américaine, très rock, très folk, celle-là même qui avait débordé jusqu'à glam-rock.

C'est ce sillon là que les Blitzen Trapper continuent de creuser, disque après disque. Pour leur sixième Long Play, les musiciens de Portland ne changent rien à la formule. Rien. On songera tout au long du disque à Bowie, à Dylan, à Bolan et son T-Rex... Et l'on continuera de penser que ces gars-là n'ont aucun goût pour se choisir un artwork en corrélation avec leur musique, mais que ça n'a finalement aucune importance.

C'est délicieusement surranné, un rien régressif, certainement pas nouveau, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Hey ! C'est tout simplement du rock, avec du jean, du cuir, des botines et certainement une bouteille de bière mexicaine à la main, en n'ayant que faire de la modération hypocritement préconisée par les cols-blancs responsables des campagnes de santé publique. La santé publique, ça n'est pas un thème d'avenir pour le rock, si tu vois le genre. Passe-moi un tige.