Comédie écrite et mise en scène par Patricia Levrey, avec Annabelle Nakache et Anne-France Mayon.

Les femmes à l'attaque du paradoxe de la femme moderne coincée entre la quête inexorable du prince charmant et les vicissitudes de l'institution matrimoniale par la voie de la satire du couple constitue désormais une thématique récurrente notamment des seuls en scène.

Avec "Les pestes", Patricia Levrey ne renouvelle certes pas le genre au niveau de l'écriture mais plutôt la forme puisqu'elle elle a écrit une partition pour un duo féminin qui ressortit davantage au stand-up en binôme et, en l'occurrence dans sa mise en scène, au traditionnel duo comique de clowns qu'elle a par ailleurs inscrit dans l'interactivité.

Sur scène, rodée au one woman show, la petite blonde Annabelle Nakache, boule de muscle survitaminée fonctionnant à l'énergie, fait figure de clown blanc. Maîtrisant l'art de la tchatche, elle part à l'assaut du public pour un corps à corps énergique.

La grande rousse Anne-France Mayon, coémdienne qui maîtrise l'art de partir en vrille sans inhibition, est l'auguste, celle qui incarne la godiche de service qui peut tout aussi bien incarner la coincée que la nymphomane.

Au sein du public à dominante féminine, les messieurs, prévenus dès l'intro qu'ils vont morfler en tant que factotum de la gent masculine, jouent le jeu même s'ils n'en mènent pas large quand les deux protagonistes bien allumées descendent dans la salle. Cela étant, par effet miroir, les femmes ne sont guère mieux loties. De là la pensée sexiste que les femmes ont les hommes qu'elles méritent...

A voir pour la performance des deux protagonistes qui en ont dans la musette.