A maintes reprises (et ce n'est pas peu dire), l'auteur de cette chronique a déploré, en son for intérieur, le manque de visibilité du court-métrage en général et du court-métrage d'animation en particulier. Et voilà que pour sa seconde chronique froggysienne, il vous présente Logorama and Co., un programme de courts-métrages d'une heure qui sortira dans les salles de France et de Navarre le 5 octobre prochain.
A l'affiche, 6 courts-métrages qui parleront aux d'jeun's (et j'en suis sûr, à leurs aînés), avec en locomotive, le court-métrage français ayant décroché l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation (oui oui, tout à fait) en 2011 et le César du meilleur court-métrage, toujours en 2011, j'ai nommé (enfin, ses auteurs l'ont nommé) : Logorama (2099 - France - 16'05"). Et tout comme Logorama est un concentré d'inventivité que seule la french' touch (bon, ok, la french' touch et d'autres... mais pas qu'un peu en ce qui la concerne) peut en proposer, les 5 autres pépites apportent également leur lot de découvertes. A déguster comme des petits fours à un cocktail, avec gourmandise, pour découvrir différentes saveurs.
Avec Pixels (2010 - France - 2'35") et Rubika (2010 - France - 3'58"), pas de narration à proprement parler mais une évocation de ce que pourrait être notre monde si, pour Pixels, les ancêtres de jeux vidéo tels que Pacman, Donkey Kong et autre Space Invaders apparaissaient soudainement dans notre monde. Rubika explore de son côté les tourments qu'offrirait une planète où la gravité n'est pas la même pour tout le monde... chutes horizontales sans fin pour les malchanceux.
Avec Fard (2009 - France - 13'), La Vénus de Rabo (2010 - France - 9'30") et L'homme à la Gordini (2009 - France - 10'), la narration est présente autour d'un thème commun, le sort de celles et ceux qui ne rentrent pas dans le moule de la société à laquelle ils appartiennent. Entre Agitprop, relative indifférence et soumission, cette exploration se fait pour Fard dans une société futuriste techno-glaciale, à l'époque des peintures rupestres avec La Vénus de Rabo et dans une ambiance entre Elle court, elle court la banlieue et Brazil pour L'homme à la Gordini.
Quant à Logorama, vous vous retrouverez plongé dans un film d'action (et de catastrophe) aux multiples rebondissements où les protagonistes et leurs environnements sont représentés sous forme de logos publicitaires. Logo, pour certains malmenés par le scénario d'une superproduction puisque ce court-métrage a bénéficié du savoir-faire d'un studio français d'effets spéciaux.
En conclusion, de bons moments pour cette belle initiative de Cinéma Public Films qu'il ferait bon voir se renouveler pour le plaisir des yeux, des oreilles et de l'esprit. Pour faire monter la pression jusqu'au 5 octobre et découvrir la bande-annonce de ce programme pas comme les autres :
Logorama & Co. from Cinéma Public Films on Vimeo.
