Si l'on devait comparer Hunx and His Punx à un groupe de glam rock des années 70, ce serait bien évidemment aux New York Dolls. Et même si cela ne s'entend pas forcément, puisque musicalement les groupes ne se ressemblent pas, ils sont à rapprocher car faisant partie des seuls groupes américains à avoir tenté l'aventure Glam, et de façon bien plus punk que celle des copains se situant de l'autre côté de l'Atlantique.

En effet, là où le glam UK a toujours été assez esthétique et donc carré, le Glam US a toujours été bien plus bancal, bien moins démonstratif et parfois proposé par des mecs ne sachant pas du tout jouer. Ce qui d'une certaine manière a donné naissance à un mouvement appeler antifolk.

Hunx and His Punx, c'est un peu tout ça à la fois. Seth Bogart, le chanteur, se la joue Bowie dès le premier morceau (le réjouissant "Lovers Lane" qui est une parfaite mise en bouche), on pense parfois à T-Rex (notamment sur le riff de "If you're not here"), puis on pense à The Vaselines, voire au B'52, avec tout ses choeurs féminins.

Ajoutez à cela quelques éléments psyché (la présence d'un farfisa se fait notamment sentir), et vous comprendrez que Too young to be in love est probablement le meilleur disque de ce genre depuis le "Low Blow" des excellents New Yorkais Schwervon !

Un disque à écouter si vous aimez les punk en robes donc, plus interessés par la barbapapa que la moustache à mamie. Cela peut rendre gai, et en changeant une lettre, faire voir la vie en rose. Toujours est-il que l'on saluera la durée de l'album qui, de par sa demi-heure, sans relâche, prouve qu'il y a encore des gens qui savent ce que c'est qu'être rock en 2011 !