One woman show écrit et interprété par Cathy Chabot.

Le one woman show de Cathy Chabot devrait figurer sur la liste des médicaments remboursés à 100% car c'est mieux qu'un cocktail xanax-prozac-lexomil. Mieux également qu'une boisson énergisante, une cure de thalasso et une méthode taoiste.

Oui, cette petite brune pétulante branchée sur ligne à très haute tension, est bien tout cela à la fois par l'énergie qui la transporte, l'empathie qu'elle dégage et sa manière saine et optimiste d'aborder la vie et ses tracas, petits et grands, et notamment cette inextinguible quête du bonheur propre à la condition humaine.

De son passage au Club Med, elle a gardé l'aisance à faire du rentre-dedans au public en les incitant à l'interactivité ce qui amène même les plus réfractaires ou coincés à se relâcher à l'instar de la proposition inscrite dans le titre de son spectacle.

Son one woman show tient du stand-up et du sketch avec une série de saynètes qui sont davantage de petites tranches de vie et d'humanité qu'une galerie de personnages pour épingler et faire rire à bon compte.

Prônant la lucidité saine et la joie de vivre, elle aborde avec sa phrase antienne - "Parlons peu, parlons bien, parlons de..." - des thèmes tels la solidarité, la confiance en soi, le rêve au sens "I have a dream", l'amour et le sexe bien sûr, qui sont illustrés par de petites histoires dont les héroïnes sont des femmes, terme juste car souvent elles y font preuve de courage et d'abnégation.

Des histoires qui s'inscrivent dans tous les registres, du rire le plus franc avec l'aventure du petit Spermo contraint à grimper le col de l'utérus, dans laquelle sa délirante transposition anthropomorphique de la gamète mâle bat à plates coutures celle imaginée par Woody Allen pour son film "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans oser le demander", à la tendresse avec le rêve humaniste de la vendeuse au rayon charcuterie d'un supermarché qui la nuit devient une Grisélidis en passant par le pathétique avec le le vieux père parkinsonien qu'il faut caser quelque part.

Et c'est sur un rythme trépidant tel un Speedy Gonzalès que cette comédienne et danseuse emballe tout son petit monde, et le spectateur aussi.