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Fantomas
Delirium Cordia  (Ipecac / Southern records)  janvier 2004

Fantomas, le vilain héros qui fait peur ... ou qui, dans notre culture louisdefunésienne, qui fait rire ... sous les traits de Jean Marais...

Néanmoins, le titre de l'album risque déjà d'enlever pas mal de doute sur les intentions du groupe, car Delirium Cordia est plus funeste que de Funes vous en conviendrez.

Les doutes finissent de se dissiper quand on découvre le line up du groupe, un membre de Slayer, un des Melvins et surtout Mike Patton (Tomahawk, Mr Bungle et autre groupes exotiques dans le genre). Delirium Cordia ne fait donc pas dans la dentelle et comme le dit la bio, c'est le disque parfait pour "embêter" vos voisins...

Une seule piste de plus de 74 minutes et pourtant une diversité impressionnante de styles et d'ambiances.

Sur Delirium Cordia, Mike Patton continue son travail dans le domaine des musiques de films fantastiques (ou alors des thrillers particulièrement inquiétants peut être....) imaginaires. Un disque tourmenté et torturé du début (qui commence sur des sortes de chants grégoriens superposés au crachotement du vinyl) à la fin (quasi silence rythmé par un curieux battement et craquement de vinyl et puis un dernier éclat dans la dernière seconde).

Mais entre la première minute et la dernière seconde, il nous fait voyager, ainsi d'un quasi silence, on passe à des cloches tibétaines, puis à des cris rauques à faire fuir un yéti, pour revenir à des guitares grasses heavy metal qui elles mêmes ne tardent pas à enchainer sur des sonorités tribales, minimalistes voire (et surtout) expérimentales...

Une chose est certaine c'est que Fantomas ne s'embarrasse pas de mélodie. Delirium Cordia ressemble à un cadavre exquis, des sons, des ambiances, mis bout à bout pour obtenir cet étrange et angoissant disque.

Alors au final, est ce que Fantomas est un groupe gothico-rock explorant les limites de la musique expérimentale, ou bien un sinistre foutage de gueule pour un auditoire crédule ?

C'est en tout cas une sacrée expérience que d'écouter Delirium Cordia, pour le meilleur et pour le pire.

Quoi qu'il en soit, ce disque reste dans le pire des cas une curiosité à découvrir.

 

David         
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# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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