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Anthony Reynolds
British Ballads  (Spinney records / La Baleine)  janvier 2008

Cette chronique ne sera pas objective une seule seconde.
D'abord parce que j'ai toujours apprécié le travail d'Anthony Reynolds connu en nos contrées par l'intermédiaire de son double groupe au coeur des années 90 nommé Jack d'une part et Jacques d'autre part. 2 groupes pour une seule tête et une seule voix, surtout. Celle de Anthony, jeune crooner romantique déjà marquée par quelques excès divers.

Mais si Jack/Jacques a connu son heure de gloire sur les labels Setanta et Labels, son noyau de fans n'a jamais réussi à suffisamment s'ouvrir pour en faire le groupe qu'il aurait pu être. Faute de ventes et d'argent, malgré le soutien de quelques Magic et autre Bernard Lenoir, les groupes disparaissent petit à petit après une dernière tentative sur le label espagnol Acuarela.

Exilé quelques années dans une ferme de la campagne anglaise, Reynolds a connu les vaches maigres, le doute et un désert artistique bien trop aride.
De projets avortés (il a notamment écrit une bio de Scott Walker, jamais publiée pour cause de décès de son éditeur) en album ultra confidentiel (sous le nom de Anthony sur le label américain Secret Crush), Anthony Reynolds avait depuis longtemps matière à faire un autre album. Les plus curieux d'entre vous ont d'ailleurs peut-être déjà écouté quelques versions plus ou moins aboutis sur le site d'Anthony dont le contenu est pour le moins ... varié.

Ces British Ballads sont donc enfin disponibles en vente libre. Quel titre pourrait être plus approprié que ce British Ballads qui réussit en 2 mots à décrire parfaitement son contenu et son auteur. Une certaine idée de l'Angleterre, loin du tumulte glamour des grandes villes, même si Reynolds a quitté sa campagne. Ici, on se sent comme chez soi, comme dans un village de l'inspecteur Barnaby, verdoyant mais dans lequel on n'est pourtant jamais à l'abri du danger.

Ces ballades très anglaises donc sont dans la continuité du travail de Reynolds, peut- il d'ailleurs faire autre chose ?

Entouré de la même équipe avec notamment Julian Simmons, Paul Cook ou encore Fiona Brice aux cordes, il pose toujours sa voix impériale avec autant de délicatesse sur des mélodies dont il a le secret.

Pas toujours aussi enthousiasmantes que des titres comme "Nico's children" pouvaient l'être à l'époque, ces British ballads un peu hors du temps renouent avec un style musical qui se fait rare, et dont finalement Anthony Reynolds reste un des derniers représentants. Cette pop entre le easy listening à violons et le sublime de Scott Walker (il n'y a pas de hasard).

La voix de crooner légèrement dandy décadent et romantique est toujours présente, les cordes délicates, parfois un rien miéleuses, aussi. On se sent bien dans ces Ballads, en terrain connu que nous n'avions plus fréquentées depuis longtemps, bercés par la mélodie et la mélancolie que dégage chaque titre.

Quelques collaborations viennent également ponctuer ces ballades, comme Dot Allison sur "I know you know" ou encore Vashti Bunyan ou Simon Raymonde. On retrouve également Colin Wilson, une autre des idoles de Anthony qui vient poser sa voix sur le mystérieux "The Hill", réservé à un public anglophile.

British ballads signe de belle façon le vrai retour de Reynolds, et ravira les fans à coup sûr et devrait donner envie aux autres de redécouvrir son travail précédent. Au moins 2 bonnes raisons de vous procurer cet album. Challenge supplémentaire, tentez de retrouver le très amusant Neu York de anthony et son tubesque "'Lush life".

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Neu York de Anthony Reynolds
L'interview de Anthony Reynolds (Août 2003)
L'interview en VO de Anthony Reynolds(August 2003)
L'interview de Anthony Reynolds (4 octobre 2006)


En savoir plus :
Le site officiel de Anthony Reynolds
Anthony Reynolds sur Myspace


David         
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# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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