Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Constance Verluca
La Maroquinerie  (Paris)  24 novembre 2007

La fin des grèves méritait bien une petite fête, et la Maroquinerie proposait justement une affiche séduisante avec la chanteuse Constance Verluca.

La première partie était assurée par une autre artiste féminine, The rodeo. S’accompagnant à la guitare et à l’harmonica pour un titre, elle imposa sa forte personnalité. Mais quiconque porte des chaussures rouges n’est jamais complètement innocent. D’où peut bien venir cette artiste aux yeux bridés et à la voix chaude ? Et comment fait-elle pour captiver à ce point le public avec ses ballades folks ?

Elle utilise sa voix avec l’assurance d’une Joanna Newsom ou de Martha Wainwright et compose des mélodies proches de celles de Lou Reed. Le public comprit sur le titre "Your love is huge" qu’elle était là pour le partager avec lui " …I can share with you …".

L’ambiance était installée et le public convaincu que la soirée recélait de belles promesses. Vint le tour de Constance Verluca. Elle entra sur scène, vêtue d’une blancheur virginale, chemise largement ouverte, ce qui fit monter un peu plus la température de la salle.

Derrière un front pur, la belle n’en agite pas moins des pensées sombres, "dépêchons nous d’en rire de peur d’en pleurer", semble-t-elle nous dire. Car derrière des mélodies naïves, elle conduit le public en douceur dans un univers d’angoisses, où la chanson est une magie qui va chasser les démons. Faut-il se réveiller avec le réveil "Ding Dang Dong" où retenir ses rêves le plus longtemps possible ? Mais comment rester coucher lorsque la musique ("guitare", "batterie") s’affole ?

Suivre Constance, c’est quitter les sentiers battus de la chanson française du moment. Qui d’autre chanterait "Judas, ne te pends pas… tu t’es fait avoir …." ? Pas d’angélisme. Pas d’attendrissement niais non plus, elle est amoureuse lorsqu’elle dévaste ou vampirise "Donne moi ta vie". Et elle laisse une empreinte au fer rouge, non on ne l’oublie pas. La chanson "C’est faux" emprunte des accents à certaines chansons de Cali.

De l’enfance, elle garde une mélodie, mais se réfugie dans les bras on ne peut plus dangereux des dépendances au "chocolat à l’héroïne et à la vodka" : les trois copains. Légère toujours, elle est partout sur la scène. Les fils s’emmêlent. Son acolyte Julien Hirsinger la rejoint sur deux titres "Oh Mickael", en anglais (Jackson, qu’as-tu fait de ton visage ?) et ensemble ils désamorcent le "Blues" tenace qui ne se résout que dans la mort… qu’elle réussit à rendre sexy. Elle joue, Constance, et à la fois elle est émue, elle est avec son public, à découvert, le cœur battant, juste en dessus du téton qu’on aperçoit.

Malgré son rhume, elle poursuit d’une voix acidulée …avec la cruauté perverse des fillettes, se donnant le beau rôle, tantôt séductrice ("Majeure" décline l’érotisme du roman de Sagan "Bonjour tristesse") tantôt charmante chipie, ange dissimulant des griffes acérées.

Rivalité : "Tu es laide", prostitution de haute volée : "Je simule" … Eternel féminin…diraient les mauvaises langues… C’est une aventure qui ne fait que commencer.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Constance Verluca en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Mardi)

En savoir plus :

Le site officiel de Constance Verluca
The Rodeo sur MySpace


Sandrine Gaillard         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Constance Verluca en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Mardi)

• A voir aussi sur Taste of Indie :

Galerie de The Rodeo
Galerie de Constance Verluca


# 12 mai 2008 : Pentecôte férié, Froggy's Delight tu auras le temps de consulter...

Cette année voit donc le retour du lundi de Pentecôte férié, ce n'est que partie remise puisqu'un autre jour de l'année sera travaillé gratuitement, mais en attendant, voici le programme de la semaine de Froggy's Delight qui lui, reste gratuit et sans pub !

Côté musique :

En interview, Tom Barman nous parle de "Vantage point" le nouvel album de dEUS,
Interview de Kim Fahy, des Mabuses qui présente son nouvel album "Mabused !" et nous propose 3 titres live en Froggy's Session.
"Vega" de Julien Ribot, également en interview,
"Third hand prophecy" de A Human,
"Covers Cocktail" de Arno,
Une interview blind test des Editors,
"Tristan" de Jean Louis Murat,
"Varsovie", le triple album de Saez,
"Les meilleurs" des France Cartigny,
Une interview de Micah P. Hinson en attendant son prochain album, également en session acoustique rien que pour vous, (interview également dispo en VO)
Une interview de Paris Motel qui revient sur l'album "In the Salpêtrière" et qui nous offre une session acoustique,
le Ni vus ni connus de mai avec Chris Garneau, Neva Dinova et Léon Rousseau 3 artistes à découvrir d'urgence,
Une sélection de singles avec Justice, Metronomy, Sebastian, Spleen, Saez, Albin de la Simone, Animal Collective,
Le grand retour des Tindersticks, Live aux Folies Bergères
Concert privé chez EMI de Revolver, Vincent Vincent & the Villains et The Kooks

Et enfin le tant attendu Morceau caché avec cette semaine la seconde partie de la parole scandée !

Au théâtre :

"Pantagleize" au Théâtre des Quartiers d'Ivry
"Homosexualité" au Théâtre du Nord-Ouest
"Pueta in Nueva York" au Théâtre National de Chaillot
"Je serai toujours là pour te tuer" au Théâtre Funambule-Montmartre
et l'entretien d'avril 2008 avec Jean-Laurent Cochet

Expositions avec :

"Portrait of a Lady" au Musée d'Art Américain à Giverny
"Hilma Af Klint - Une modernité révélée" au Centre Culturel Suédois

et enfin du cinéma avec "Gal" de Miguel Courtois

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008