Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Benoit Dorémus
Jeunesse se passe   (Capitol)  octobre 2007

Benoit Dorémus, un nom qui fleure bon les cours de latin du collège : Doremus, doremi masculin. Et Do ré mi ça ne tombe pas si mal pour un jeune chanteur.

Le jeune homme, 27 ans, sort de l’ombre grâce au coup de main de Renaud, qui produit son album. Ceci cela, le nom de sa maison de production ne comprenait jusqu’alors que ses propres œuvres.

Plus que la guitare, les samples voire l’accordéon, c’est l’écriture que Benoit Dorémus met au premier plan dans son album Jeunesse se passe. La voix est sûre, le tout est d’une cohérence rare pour un premier 12 titres.

Le titre "J’écris faux et je chante de la main gauche", retenu pour la promotion de l’album est une ouverture en forme de manifeste, et de déclaration de guerre. Et n’allons pas pour autant chercher d’engagement politique. C’est la Gauche d’un autre temps que l’on mettait en chanson.

Dans des textes qui claquent plus qu’ils ne sont chantés, Dorémus raconte son goût pour les mots ("J’apprends le métier"), l’enfance ("Je m’en rappelle pas") avec un jeu de tambour comme celui du lapin Duracell, la perte d’un copain de vingt ans ("Les bulles"), ses amours : la jalousie ("Un poison"), l’attente ( Madeleine? de Brel : non, parce que cette fois, elle fait taire la voix avinée de l’oracle fatigué) ("Un arracheur de sac"). Il faut que Jeunesse se passe, mais pour le moment, elle prend le mors aux dents.

Dans le titre "17 ans", il s’essaie à une réécriture du fameux poème de Rimbaud : "on n’est pas sérieux quand on a dix sept ans", les tilleuls du poète deviennent les saules pleureurs du chanteur : c’est la découverte de l’amour et du temps qui passe et qui emporte sur son passage : (….sujet de philosophie "le temps est-il en nous ou en dehors de nous ?... "), candeur et illusion. Dix sept ans: âge frontière qui fait durer les facéties et les désespoirs de l’enfant dans le monde de l’adulte.

Accalmie avant l’orage, comme dans la chanson "Pas à me plaindre". Renaud a salué l’émotion qui se dégage d’une chanson d’amour qui ne dit pas son nom ("Rien à te mettre") et nous ne pouvons que reconnaître la sûreté de son jugement. Tout en finesse, il s’adresse à son amie qui cherche dans sa garde robe le vêtement qui la mettrait en valeur, et il la regarde mi-avide, mi-étonné devant un monde féminin étranger.

La rencontre avec Renaud fait naturellement aussi l’objet d’une chanson ("Deux dans mon egotrip"), parce que sans lui, il serait rester dans la confidentialité des cafés et des petites scènes parisiennes ("…merci à tous ceux qui ne me connaissent pas d’aujourd’hui…").

Tatouage, jeans et marcel immaculé, laguiole qui effleure les veines du poignet : mise en scène sur les photos d’un artiste à nu, enragé, dangereux (pour qui ?), qui s’engagerait sur la voie de Bertrant Cantat, de Mano Solo… Longue route et bonne chance.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Espace Jemmapes de Benoit Dorémus
Benoit Dorémus en concert au Zèbre de Belleville (13 décembre 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de Benoit Dorémus


Sandrine Gaillard         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Espace Jemmapes de Benoit Dorémus
Benoit Dorémus en concert au Zèbre de Belleville (13 décembre 2007)


# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008