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Courbet
Grand Palais  (Paris)  Du 13 octobre 2007 au 28 janvier 2008

En collaboration Metropolitan Museum of Art de New York et le Musée Fabre de Montpellier, la Réunion des Musées Nationaux organise au Grand Palais une exceptionnelle rétrospective du peintre Gustave Courbet.

Pas moins de quatre commissaires, Laurence des Cars et Dominique de Font-Réaulx, conservateurs au Musée d’Orsay, Guy Tinterow du MET et Michel Hilaire, directeur du Musée Fabre se sont penchés sur le berceau de cette ambitieuse exposition qui veut replacer l'oeuvre de Courbet dans son temps.

L'exposition, scénographiée par Didier Blin, se déroule en sections thématiques qui, du "Petit portrait au chien noir" du jeune homme qui, débarquant de sa Franche-Comté natale, déclarait "Il faut qu'avant cinq ans j'aie un nom dans Paris" aux "Trois truites de la Loue" agonisantes, métaphore de sa condition dernière, évoque ce que Sylvain Amic, conservateur au Musée Fabre, qualifie ainsi : "les confessions d'un enfant de la peinture".

Car Courbet est engagé dans la tradition picturale même s'il la transgresse pour créer un art neuf qu'il signera en rouge sang, que l'on étiquettera de réalisme, et "Etre non seulement un peintre mais encore un homme, en un mot faire de l'art vivant".

L'exposition est riche et dense aussi serait-il vain de vouloir prétendre à l'exhaustivité dans une chronique. Aussi tend-elle simplement à esquisser quelques repères dans une oeuvre foisonnante, rencontre du réalisme brut et de la sensibilité terrienne.

Des autoportraits fascinants

Dans ses autoportraits de jeunesse, qui constituent sa carte de visite d'impétrant, Courbet décline ses travestissements stylistiques ("Le sculpteur", "Courbet au chien noir", "L'homme à la pipe", "L'homme à la ceinture de cuir").

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Et quand il se démasque, "Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l’intérieur le chagrin, l'amertume, et une tristesse qui s'attache au cœur comme un vampire", apparaît le magnifique "Le désespéré" retenu pour l'affiche de l'exposition.

Les grands formats héroiques

Impossible d'occulter les morceaux de bravoure picturale que sont les deux grandes toiles "Un enterrement à Ornans" et "L’Atelier" qualifiée par l'artiste lui -même d'allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique. 

Une nature réaliste et organique

Qu'il traite du minéral ("La vague", "La source de la Loue") ou du végétal ("Le chêne de Flagey"), Courbet transgresse les codes picturaux de la nature idéalisée pour se colleter de manière très animale et sexuée aux réalités tangibles du monde qui l'entoure.

Un érotisme insolent

Courbet exalte la nudité pulpeuse ("Les demoiselles des bords de Seine"), la sensualité exacerbée ("La femme au perroquet"), le mystère insondable du sexe féminin ("L'origine du monde") et le saphisme ("Le sommeil") comme une plongée naturelle dans l'intime.

La chasse, une nouvelle peinture symbolique

L'exposition présente des toiles moins connues de Courbet que sont les scènes de chasse. Chasseur passionné, Courbet mêle dans ces toiles cynégétiques, telles que le "Renard mort suspendu à un arbre" ou "L'hallali du cerf", le réalisme et attitudes propres à la peinture d'histoire pour y insérer des métaphores propres son ressenti d'homme solitaire et incompris.

Une exposition incontournable qu'il faut prendre le temps d'apprécier et d'enrichir en assistant aux conférences et lectures programmées jusqu'en janvier 2008.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Grand Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Réunion des Musées Nationaux


MM         
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Alors ca y est, certains d'entre vous attendent fébrilement les résultats du bac. d'autres sont déjà en vacances et d'autres encore passerons une grande partie de l'été au bureau ou à l'usine. Point de villégiature pour Froggy's Delight et, où que vous soyez, vous pourrez suivre l'actualité culturelle vue par le petit bout de sa lorgnette. Mais voici plutôt le programme de la semaine :

Côté musique

"Ghosts from the past" de Bang Gang,
"Neptune" de Duke Spirit,
"Gospel Bombs" de Vincent Vincent and the Villains,
"Workout holiday" de White Denim,
"Sun Giant Ep" de Fleet Foxes,
"Attack & Release" de Black Keys,
Ian Kent & the Immigrants, Lugo, K6 et La Phaze sont dans le Ni vus ni connus estival,
une interview de Pedro Winter
camera, Purple Crush, Electro Sexual et Candy Clash live à la Flêche d'or
et un avant dernier Morceau caché avant la fin de la saison, la première partie de l'émission consacrée aux "traductions et glissements" ...

Au théâtre :

"2147, l'Afrique" à La Villette
"Monsieur le Président" à la Manufacture des Abbesses et une interview de Sophie Vonlanthen la co-directrice du théâtre
Les Journées de Juin au Conservatoire Nationale Supérieur d'Art Dramatique avec les élèves de 3ème année :avec "Ma vie est un roman qui m'intéresse beaucoup" et "La nuit des buveurs"
et dans le cadre des Scènes d'été au Théâtre 13 : "Franck V" et "Nous, les héros"
et toujours à l'affiche "Charles Gonzales devient Camille Claudel" au Théâtre des Mathurins

Exposition avec "Jorg Lozek - In zimmer" à la Galerie Daniel Templon

Et puis du cinéma aussi avec :

"Le Monde de Narnia : Chapitre 2 - Prince Caspian" de Andrew Adamson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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