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Calexico
Olympia  (Paris)  3 avril 2003

Après trois années de silence, émaillées de collaborations diverses, Joey Burns et John Convertino, ont relancé en 2003 l’aventure Calexico avec la publication d’un nouvel album – le très bon Feast Of Wire – suivi d’une tournée passant par le vieux continent.

L’escale dans la "ville lumière" tombe malheureusement le jour d’une grève des transports consistante compliquant ainsi considérablement le périple pour rallier l’Olympia. En guise de mise en bouche : Bed, groupe français également signé sur Labels et récemment auteur d’un sympathique "Spacebox". Un show gentil, agréable par moments (au milieu), mais qui finit par lasser, probablement par manque d’originalité dans les compos, ce qui n’enlève rien à l’interprétation.

Et puis Calexico est arrivé. Avec Joey Burns au chant et à la guitare et John Convertino à la batterie. Accompagnés d’une section de cuivre et d’un fils spirituel de Ry Cooder à la pédale steel. Le concert pouvait donc commencer : "Across The Wire", après une courte intro.

Il faut cependant attendre le cinquième morceau où Joey Burns (et son badge ‘No War’ sur la chemise) empoigne une guitare électrique pour que le show décolle véritablement, retrouvant le son si caractéristique du groupe de Tucson. Un peu plus loin, le groupe se fend du début de "Hot Rail", trop souvent sous-estimé : "El Picador" et "Ballad Of Cable Hogue", dans des versions très réussies.

Carrefour d’influences multiples (et surtout multiculturelles), la musique de Calexico synthétise à merveille western-rythmes latinos-rock face un public (assez mainstream) ravi, même si cette diversité finit presque par nuire à la cohésion du show. En appui d’un répertoire orienté vers le dernier disque, le groupe tape deux reprises fabuleuses, "Ohio" de Crosby Still Nash & Young (très d’actualité en ces temps de guerre) et "Alone Again Or" de Love durant le premier rappel, conclue par ces mots "Peace… love… no more".

La première fut tout bonnement la meilleure chanson du set, étirée pendant presque dix minutes dans une version véritablement tripante, hypnotique. Quant au classique de "Forever Changes", Calexico refait le coup de Belle & Sebastian au Grand Rex, un an après quasiment jour pour jour , remarquablement exécutée (surtout les cuivres évidemment) ajoutant à la déception de la version donnée par le maître Arthur Lee en juin dernier.

Après la relecture d’un projet antérieur, "Lost In Space" (OP8), la soirée s’achève sur une tonalité world où deux titres sous influence Manu Chao copulent avec une chanson interprétée par un des trompettistes que l’on croirait tirée de "Buena Vista Social Club".

Après avoir fait deux fois référence à Ry Cooder en l’espace d’une chronique, il ne reste plus qu’à se replonger dans le magique "Into The Purple Valley"….

 

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# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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