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Daphné
Carmin  (Dièse / V 2)  mai 2007

Passé complètement à côté du premier disque de Daphné, L'Emeraude, je découvre avec délectation son second baptisé Carmin. Un p'tit buzz entoure cet album et son auteur. Y'aurait-il du nouveau à se mettre sous la dent au pays de la scène française ? Du refroidi, du réchauffé ou de la cuisine nouvelle ?

Après l'écoute de Carmin, il paraît évident qu’il est question ici d’une nouvelle étoile de la gastronomie musicale, une artiste qui manie avec art et délicatesse l'association des différents ingrédients.

Les textes sont magnifiquement ciselés, les musiques de véritables écrins pour les premiers. Daphné donne le ton dès l'ouverture de l'album avec "Musicamor" et son splendide riff de piano. La jeune artiste ne se cantonne pas à un seul registre musical ou vocal, une des forces de l'album vient de là. Sa voix est tour à tour grave, de velours, sur le fil ou perchée. Daphné est la synthèse parfaite des atouts majeurs de la chanson française. Sa voix fait parfois écho à Camille, Keren Ann voire Jane Birkin, mais elle n'est pour autant pas déflorée tant la touche personnelle est indéniable.

Des purs moments de féeries égrainent Carmin tel le somptueux "Abracadabra" et ses envolées bjorkienne. Sans tomber dans la simple copie de ses aînées, Daphné se révèle être une des plus belles révélations de l'année. La suite n'est pas mal non plus. Avec "Déclaration à celui", on se réjouit d'avoir trouvé la petite soeur française de Pierre Lapointe. Comme son confrère d'outre-Atlantique, elle allie à la perfection des textes d'une incroyable poésie à des arrangements musicaux d'une richesse simple et d'une mélancolie joyeuse.

"Mourir d'un oeil" est une des ces chansons belles à en pleurer ou à donner la chaire de poule. Que dire de plus tant cette chanson impose le silence. Le ton sait également se faire plus léger avec "Le petite navire", carrefour musical du classique et de l'électro ou plus folk comme sur "Penny Peggy" au style épuré (guitare / voix).

Vraiment Carmen est un album qu'on n'a pas envie de lâcher à court terme et dont on devine déjà l'importance à long terme. A mes yeux (et à mes oreilles), Daphné vient seconder remarquablement Pierre Lapointe au pays des artistes enchanteurs. Textes sublimes et poétiques, musiques précieuses sans être pompeuses, voici la recette parfaite de cette délicieuse galette.

Cela semble simple à condition d'avoir le coup de main et ce petit truc en plus qui transforme le bon en succulent et qui laisse ce petit goût de plaisir dans la bouche. A vous de goûter.

 

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Daphné en concert au Festival FNAC Indétendances 2007 (vendredi)
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# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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