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The Earlies
Interview  (Paris)  15 mars 2007

La scène se passe au bar de la Maroquinerie peu avant le début de l’Inrock Indie Club du mois de mars. Difficile à dire combien de membres de The Earlies participeront à cette interview dans la mesure où aucune trace vidéo n’existe. Certains passentse posent quelques minutes, prennent une bière, repartent vers le restaurant pour revenir s’asseoir peu après.

Situation psychédélique, voire cocasse. A l’image du groupe.

Content d’être de retour en France après vos concerts à la Flèche d’Or ?

Extrêmement. On y a joué trois fois, ça s’était très bien passé, plein de monde était venu nous voir ... En même temps, l’entrée est gratuite ...

Combien y aura-t-il de musiciens ce soir dans The Earlies ? Quels seront les instruments ?

Dix avec claviers, saxophone, guitares, trompette, violoncelle, percussions, Moog, batterie …

Une partie du groupe vient d’Angleterre et l’autre des USA, comment vous êtes vous rencontrés ?

Ce n’est pas très intéressant (rires). JM Lapham, un des américains, habitait à Manchester et nous l’avons rencontré dans un studio. Nous avons rencontré l’autre dans un magasin de disques. Il est arrivé avec un CD sous le bras en me demandant comment on faisait ça ? Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire. "Faire de la musique" m’a-t-il dit ! Alors, je lui ai montré deux ou trois accords à la guitare … C’est une belle histoire ? Mieux que la réalité en tout cas !!

Comment réussissez-vous à composer et à répéter compte tenu de l’éloignement géographique ?

On compose grâce à Internet, ça n’est vraiment pas un problème. On ajoute des instruments d’un côté, les autres téléchargent le résultat, rajoutent des passages, des idées, c’est un peu comme si on était dans la même pièce …

Et ça vous prend combien de temps en moyenne pour aboutir une chanson ?

Ça dépend, une année parfois … Certaines sont très vite terminées, comme "Breaking Point" que l’on a achevé en deux jours. Mais d’autres nécessitent beaucoup plus de temps. C’est juste le monde merveilleux des Earlies ! Il n’y a vraiment pas de formule magique. On n’est pas des musiciens de jazz à se lever tous les matins tôt mais plutôt du genre à répéter une fois par semaine dans son garage …

Votre premier album "These Were The Earlies" est seulement sorti chez nous l’an passé mais date en réalité de 2004 : qu’avez vous fait depuis ce moment là ?

Joué de la guitare, beaucoup picolé, certains ont eu des enfants, beaucoup tourné aussi, fait des festivals et puis bossé le nouvel album. Nous aurions pu le sortir plus tôt, il était fini depuis le début de l’année dernière, mais le label avait décidé de le sortir à ce moment.

Vous étiez dans quelle humeur durant l’enregistrement ? J’entends par là le fait qu’il est moins folk que le premier.

La terreur (rires) … On se demandait ce qui allait se passer, on ne savait pas très bien où reprendre les choses. Et puis, je ne trouve pas qu’il y ait tant d’éléments de folk dans le premier, il est très mélodique avec beaucoup d’électronique. Pour le nouveau, on a plus pris le temps de réfléchir. A l’époque de "These Were The Earlies", nous n’étions pas un groupe de live, nous n’avions pas fait beaucoup de concerts, donc je pense que le nouvel album a été influencé par les concerts que nous avions donné.

On a écrit pas mal de chansons avec ce souvenir en tête, nous voulions plus de tempo dans les chansons. Au niveau du son, nous voulions quelque chose de plus rond. Le premier album a été enregistré dans une chambre : c’est très bien, mais il n’est pas franchement percutant au niveau du son. Pour le deuxième, nous avons enregistré les principaux instruments dans un vrai studio ce qui change beaucoup de choses.

Vous avez participé à un tribute album aux Buckley, père et fils. Votre choix s’était porté sur un titre assez obscur de Tim Buckley, "I Must Have Been Blind"».

En fait JM Lapham l’a choisi car elle avait précédemment été reprise par This Mortal Coil dont on est super fan. Mais on a essayé de la faire différemment : c’est notre boulot aussi !

Est ce que vous vous sentez plus influencé par des groupes psychédéliques récents comme Olivia Tremor Control, Beta Band ou les Flaming Lips ou par des vieilleries sixties ?

Non on n’écoute pas ces trucs récents. Pour te dire, nos grosses influences sur le nouvel album ont été beaucoup de rock progressif, John McLaughin, King Crimson ainsi que tous ces groupes progressifs allemands : Can, Faust, Neu ! … Les groupes que tu cites, ce n’est pas qu’on ne les aime pas, c’est simplement qu’on ne les écoute pas ... On est plus intéressés par le fait d’aller dans des magasins d’occasion pour dénicher des trucs dont personne n’a entendu parler. Je suis sûr que ces groupes auxquels nous sommes comparés écoutent la même chose que nous. Quand on a commencé les Earlies, le but n’était pas de se faire comparer à ces groupes … même s’ils sont très bons.

Et maintenant, parlons du meilleur concert auquel vous avez assisté ?

Nirvana dans un petit club, Mudhoney, Jane’s Addiction, Motörhead, My Bloody Valentine, Dinosaur Jr, Sonic Youth, totalement dingue …

Avez-vous des influences artistiques non musicales : livres, cinéma … ?

Non, pas vraiment … Si John Carpenter, aussi bien ses films que la musique de ceux-ci. Je suis un fan terminal de sa période 70-80 …

Vous semblez apporter un soin tout particulier à vos pochettes, quelle en est la raison ?

Nous voulons que nos disques soient de beaux objets, pas juste de la musique, avoir un beau packaging est important. Je me rappelle d’avoir acheté des disques, rentrer chez moi en ouvrant la pochette, regardant les crédits, les paroles, la photo du groupe : plus personne ne fait ça maintenant. Tu as juste une photo moisie du groupe sur le recto et juste une page noire au verso avec les crédits.

Avez-vous envisagé de projeter des images ou des films à l’arrière de la scène ?

On change toujours d’avis sur ce point. On aimerait faire quelque chose mais nous ne voulons pas faire quelque chose de naze ou de mal fait. On a envie de trouver quelqu’un qu’on laisserait faire les yeux fermés. Ça serait facile pour nous de faire quelque chose de naze, de projeter des images en lecture aléatoire. Sans compter que le fait que nous soyons déjà un groupe très cher en tournée ne facilite pas nos affaires …

Et vous n’avez jamais pensé tourner en formation réduite ?

Nous ne l’avons fait qu’une fois aux Etats-Unis et nous étions juste huit au lieu de dix … Nous avons fait des shows en acoustique pour des radios mais nous n’aimons pas vraiment ça car ce n’est pas très représentatif de ce que nous faisons … En plus, nous ne pouvons juste faire que les trois mêmes chansons à chaque fois … Tout à l’heure, nous avons dû jouer quelques titres en acoustique en marchant dans les rues : on a un peu expédié ça … On ne se repose pas suffisamment …

Quels sont vos projets pour cette année 2007 ?

Tourner, beaucoup tourner et puis travailler sur le nouvel album, même si on n’a pas encore commencé de bosser sur de nouvelles chansons.

Vous allez revenir sur le continent européen ?

Oui on aimerait beaucoup, on préfère ce public au public anglais. La bouffe est parfaite. Donc vraiment si on peut revenir, on le fera. On voudrait donner plus de concerts en France !!!

 

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En savoir plus :

Le site officiel de The Earlies


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# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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