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Arab Strap
La Guinguette pirate  (Paris)  25 et 26 juillet 2003

Perdus dans le désert culturel de l’été, les Ecossais d’Arab Strap n’en font qu’à leur tête et investissent la Guinguette Pirate pour un double concert en plein mois de juillet. Si la qualité de la programmation reste enthousiasmante, la salle reste inadaptée à la popularité du groupe, beaucoup de monde ne pourra en effet malheureusement pas embarquer et beaucoup de ceux entrés dans la jonque n’ont pu s’ils n’étaient dans les premiers rangs n’apercevoir que fugitivement la scène.

Donc une fois ce préalable d’être rentré et bien installé devant, l’occasion de retrouver Arab Strap dans un environnement intime et avec une formation inédite reste un événement rare. En effet, loin de l’orgie électrique de leur tournée de 2001, Malcolm Middleton à la guitare acoustique et Aidan Moffat au chant et (quand elle veut bien marcher) à la boite à rythme ne sont épaulés que par les arrangements d’une pedal steel, d’un violon et d’un violoncelle.

Au-delà des très nombreux incidents techniques qui ont surtout pénalisé le deuxième soir, leur interprétation permet de redécouvrir l’univers d’Arab Strap dans un contexte plus proche du conteur d’histoire mis en scène par la musique. La sincérité de l’engagement d’Aidan Moffat est à fleur de peau (et puis un garçon qui arbore fièrement un t-shirt de Low n’est, au minimum, pas dénué de goût) et il assure l’essentiel de la présence scénique; Malcolm restant quant à lui d’avantage en retrait, apparemment totalement blasé par ces problèmes de sonorisation à répétition.

Le nouvel album est bien défendu avec notamment la perle "Who names the days" et des titres plus rageurs comme "Fucking Little Bastards" ou "Act of War" qui fonctionnent très bien malgré une ampleur sonore limitée. Ils se permettent même une virée proto-dance-floor avec le tubesque "Shy Retirer" tout en cassure de rythme ou encore une reprise d’AC/DC qui est incontestablement réussie (ne me demandez pas si elle ressemble à l’original).

Les anciens morceaux sont principalement joués par Malcolm et Aidan seuls, et ce minimalisme leur convient parfaitement notamment sur "Packs of Three" délicieux et impudique. Arab Strap se montrent alors tels qu’ils sont et convainquent de la pertinence de leur originalité formelle dans ces conditions particulières qui ont sans doute participé la déception de certains.

En première partie notable (inutile en effet de s’appesantir sur la fausseté apprêtée de Porcelain) Malcolm Middleton seul avec sa guitare reste une bonne surprise. Au delà du simple exercice du guitariste avide de liberté hors de la structure Arab Strap, il séduit par un set à la fois personnel et bercé d’influences respectables : un jeu fin et riche et une voix sans affect curieusement très expressive, un exercice nombriliste sans grosse tête qui rappelle le premier album de Graham Coxon dans l’intention. Une succession de titres dans l’ensemble peut être trop peu variés mais quelques-uns sincèrement magnifiques qui excitent la curiosité. Une escapade en solo qui va quelque part et qui mérite de l’intérêt.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Monday at the hug and pint de Arab Strap
La chronique de l'album The Last Romance de Arab Strap
Arab Strap parmi une sélection de singles (décembre 2006)
La chronique de l'album Ten years of tears de Arab Strap
L'interview de Arab Strap (Avril 2004)
L'interview de Arab Strap (27 juillet 2003)
L'interview de Aidan Moffat - Arab Strap (3 octobre 2005)


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# 3 août 2008 : Speciale Avignon

Après avoir été pendant un mois le plus grand théâtre du monde, Avignon redevient la Cité des Papes. Le public avait le choix entre près de 1 000 spectacles présentées par des compagnies tant françaises qu’étrangères !

Froggy’s Delight était sur place et a chroniqué des spectacles à ne pas rater s’ils passent près de chez vous !

Au sommaire,:

un petit tour d'horizon de la cuvée 2008
et les chroniques par ordre alphabétique:

Agnès Soral aimerait bien vous y voir au Théâtre Le chien qui fume
Aimer, c'est plus que vivre au Théâtre des Amants
Couple ouvert à deux battants au Théâtre de la Poulie
Electre au Théâtre des Amants
Et puis, quand le jour s'est levé, je me suis endormie... au Musée Fujak
Fédérico, l'Espagne et moi au Théâtre Le chien qui fume
Grisélidis, la catin révolutionnaire au Théâtre des Amants
Inconnu à cette adresse à la Livrée de Viviers
Isidore et la plume bleue au Théâtre La Luna
Harold et Maude au Théâtre de l'Etincelle
Hypocondriac 1er, roi de Neurasthénie au Théâtre Le Petit Chien
Jackie Star, l'élégance et la beauté au Théâtre La Luna
L’adieu de l’ombre au théâtre Le Funambule
La ballade des vaches guerrières au Théâtre La Luna
La Brasserie de l'Univers au Théâtre Le Petit Louvre
La pluie avant Croquemitaine au Théâtre Présence Pasteur
Le diable au corps au Théâtre Le Petit Louvre
L'enseigneur au Théâtre du Balcon
L'envers du décor au Théâtre La Luna
L'opération du Saint Esprit au Théâtre de l'Etincelle
Mathieu Solaire au Théâtre de la Tache d'encre
Médée Kali au Théâtre Le Funambule
Mistinguett, Madonna et moi au Théâtre La Tache d'encre
Modestes propositions… pour remédier à la trop forte croissance de la population mondiale au Théâtre La Luna
Product au Théâtre Le Petit Louvre
Propriété condamnée au Théâtre du Bourg Neuf
Rapport sur moi au Théâtre Les Halles
Riz flambé au théâtre Le Funambule
Salades d'amour à l'Hotel de la Mirande
Scaramuccia au Collège de la Salle
Scènes de la vie conjugale au Théâtre Le Petit Louvre
Te quiero au Théâtre des Amants
Toujours ensemble au Théâtre Albatros
Une nuit d'amour plus qu'un jour de gloire au Théâtre du Balcon
Vernissage au Théâtre des Vents
Vieux comme le monde au Théâtre de la Poulie
Wladislaw Polski Wold Tour 2018 au Théâtre La Tache d’encre
Zéphira, les pieds dans la poussière au Théâtre de l'Alizé

et puis "Apollinaire érotique" au Théâtre de l'Orme ...à Paris.

Côté musique, il fallait être en Espagne pour le Festival Summercase avec :

Vendredi : El Guisante Magico, We are Scientists, Edwyn Collins, Ian Brown, Whytey, Grinderman, Interpol, Blondie, Maxïmo Park, The Verve et Cornelius et Primal Scream
Samedi : Pete and the Pirates, Mishima, Peter Von Poehl, Kooks, Shout Out Louds, The Breeders, The Stranglers, Kings Of Leon, Mogwai, Sex Pistols, The Raveonettes, Kaiser Chiefs, CSS, Leila, Foals et Los Planetas

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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