Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
The long term physical effects are not yet known
Jay Jay Johanson  (Labels)  janvier 2007

The long term physical effects are not yet known. C'est avec ce titre d'album digne d'une étude scientifique sur la dangerosité des téléphones mobiles sur le cerveau que Jay Jay Johanson signe son retour.

Bon OK, vous allez me dire que Jay Jay Johanson n'a jamais vraiment disparu de nos platines. Mais qui aura le courage de me dire qu'il écoute souvent Antenna, ou même Rush ?

Il faut bien l'avouer, ces dernières années, quand on voulait écouter un album du blondinet suédois, c'est plutôt vers le début de sa carrière que nous nous dirigions. L'inégalable Whiskey bien sûr mais aussi la BO de "La confusion des genres" qui fût justement la charnière avec une carrière plus passable ensuite.

Comme à l'époque de Rush, Jay Jay Johanson a semble-t-il définitivement renoncé à une coupe de cheveux sans doute la plus ridicule de toute l'histoire du rock (même chez David Bowie) pour revenir à beaucoup plus de sobriété, à l'image de sa pochette en noir et blanc qui n'est pas sans rappeler celle de Sunday at the Village Vanguard de Bill Evans (sorti en 1961).

Hasard ou pas, il est clair que JJJ, musicien aux multiples influences, se rapproche avec ce nouveau disque de ses racines jazz plutôt que de ses vieux démons un peu douteux venus tout droit des dancefloor qui avaient envahi ses deux précédents albums.

Et pour définitivement enfoncer le clou, cet album commence de bien brillante façon avec sans doute le meilleur titre du disque, "She doesn't live here anymore". Certes classique dans son contenu (elle est partie et le gars est tout triste et a même plus envie d'écrire de chanson), cette chanson est traitée avec la patte Jay Jay qui lui apporte douceur et sensualité. Le crooner est bel et bien de retour !

"Time will show me" lui succède néanmoins joliment et si le rythme est plus appuyé, la voix de JJJ ne s'en laisse pas compter et garde cette mélancolie qu'on lui connaissait sur "So tell the girls I'm back in town" notamment.

Sans passer tout l'album en revue, sachez néanmoins que JJJ (re)fait du Jay Jay Johanson. Celui de ses débuts agrémenté, il est vrai, de quelques rythmiques électro un peu lourdes qui résistent ça et là comme sur "Rocks in pockets". Ecarts fort bien rattrapés par une atmosphère générale plus éthérée et jazzy notamment grâce à un jeu de batterie très élégant, à l'image de "As good as it gets".

The long term physical effects are not yet known renoue donc avec le penchant crooner de JJJ que l'on aime tant et il y a fort à parier que cet album saura résister au temps et flirtera encore longtemps avec nos platines, celui-là, c'est au moins un des effets secondaires à long terme dont on peut être sûr… je crois !

 

En savoir plus :

Le site officiel de Jay Jay Johanson


David         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 20 juillet 2008 : Sous la plage, le rock

En fin de semaine ce sera l'ouverture de Paris Plage, anecdotique évènement s'il n'était couplé au festival Indétendances qui, cette année encore, vous proposera de découvrir quelques intéressants groupes en devenir, gratuitement, sur les quais de Seine ! A ne pas manquer donc, d'ici là, voici le sommaire de la semaine :

En musique :

Retrouvez le festival des Vieilles Charrues en deux parties avec le compte-rendu du jeudi puis du week end complet riche en plaisirs musicaux,
côté album, pas mal de belles choses avec :
"South of the rain and snow" de (Swell),
"Pleasure pressure Point" de Black Affair,
'A Thousands Sharks's teeth" de My Brightest Diamond qui nous fait également l'honneur d'une interview,
"LP3" de Ratatat,
"Many Things" de Seun Kuti & Fela's Egypt 80,
"Volume One" de She and Him,
"Postcards" de Sparkadia,
"Le temps de dire ouf" de Staël,
"The Heavy Circles" du groupe du même nom,
En concert, il ne fallait pas rater Eli "Paperboy" Reed and the True Loves à la Maroquinerie,
et puis nous feront un rapide retour sur la fête de la musique à Paris avec Moriarty, Deportivo et Beat Assailant.

Au théâtre :

"Toute seule... mais avec tout le monde" au Théâtre de l'Orme
"Ma femme s'appelle Maurice" au Théâtre des Nouveautés
"On purge bébé" à L'Etoile du Nord
"Un vrai nid d'amour" au Théâtre de l'Orme
"La part du loup" à La Villette
"Du bord à babord" au Théâtre de l'Orme
"Et Dieu oublia le prince charmant" au Théâtre Studio 77

Expositions avec "Annie Leibovitz - A photographer life, 1990-2005" à la Maison Européenne de la Photographie

Enfin du cinéma avec "Hancock"de Peter Berg

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008