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Malcolm Middleton
A brighter beat  (PIAS)  février 2007

En dépit de sa pochette ignoble qui évoquerait une marque de lessive aux adeptes de Soupline, A brighter beat marque la continuité pour Malcolm Middleton.

La recherche du bonheur, pour celui qui avouait encore publiquement que "composer, c’était encore une manière de baiser les groupies". Avec ce troisième album solo, Malcolm semble avoir réussi tout ses objectifs, quels qu’ils soient. L’album est bon, et l’homme heureux.

Plus inquiétant que Nico la tox’, à peine plus gai que la mort, Malcolm semble étonnamment avoir découvert le coït ou ses tentations pour ce troisième album solo en marge de Arab Strap. Une indicible envie d’espérer se lit dans l’œil vitreux de l’écossais pourtant fidèle à la philosophie cockney du "glad to be sad ".

Et si A brighter beat emprunte le même sentier qu’Into the woods, c’est pour mieux se perdre en route, badigeonner son acoustique diminuée de lubrifiant pop, prendre ses névroses par derrière, à l’improviste comme sur le désopilant "We’re all going to die" qui le voit devenir mac de ses angoisses qui tapinent. Sur les trottoirs d’un Londres forcément pluvieux avec The Delgados et Mogwai jamais très loin. Malcolm joue encore une fois la catharsis désabusée et propose le bonheur en noir et blanc.

Il faut étrangement attendre la troisième piste pour voir l’album vraiment démarrer sur les arpèges tendus de Malcolm. Problème d’agencement des pistes, ou réel désir de dérouter, c’est avant tout la tristesse de Middleton qui fait de Malcolm le songwriter que l’on connaît, cynique et désabusé. Histoire de ruptures et de solitudes forgent l’album comme sur Into the woods, et son poignant "Monday nothing". C’est ici la chanson éponyme "A brighter beat" qui joue le pathos, embarqué sur un ferry vers l’outre-manche.

Le sentiment de suspicion s’étend malgré tout à l’ensemble de l’album, Malcolm semble vouloir rompre avec ses habitudes et son allure de perdant magnifique, proposant ça et là des accompagnements de chœurs sucrés sur ses complaintes tragiques. Manière d’adoucir ses mœurs bien sombres ("Stay close sit tight").

Fort heureusement, le piano salvateur des Delgados est encore de l’aventure, comme sur le génial - meilleur titre ? - "Four cigarettes", et son piano qui dégringole du 4ième étage, dans la nuit déserte d’un Londres remplie de monstres qu’on aimerait voir disparaître en se cachant sous le lit des parents.

La tristesse suit son cours, et finalement, fait peut-être de A brighter beat le meilleur album du loner gallois. "Somebody loves you" et ses arpèges bluesy renouent avec les fantômes, affrontés de face.

Et la dernière piste, "Superhero songwriters", est une conclusion parfaite de sept minutes militaires, lorgnant vers Pulp période This is hardcore, ballade d’enterrement avec cor, violons et trombone. Hypothétique introduction vers un quatrième album lumineux et le sacre du roi louchant vers la pop.

Avec A brighter beat, le perdant magnifique gagne définitivement la partie.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Malcolm Middleton


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# 4 janvier 2009 : reprise en douceur

Les vacances se terminent, les fêtes se font doucement oublier jusqu'à l'an prochain et Froggy's Delight reprend en douceur avec la première édition de l'année. 2009 vous proposera à coup sûr encore plus de choix culturels avec plus de musique, de théâtre, de livres et d'expos que jamais, mais également des partenariats, dont le premier seraavec le Glaz Art pour la soirée Ruby Throat et Marie Flore dont nous vous reparlerons bientôt et puis bien entendu toujours les soirées Rock is Dead .
D'ici là, voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Share" de Baptiste Trotignon,
"Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more" le CD/DVD live à la Cigale,
"A hundred million suns" de Snow Patrol,
"Dance mother" de Telepathe,
"Surfing" de Megapuss,
"Welcome to Mali" de Amadou et Mariam
et une interview de Françoiz Breut suite à la sortie de son album "A l'aveuglette",
ainsi qu'une interview de Hugh Coltman qui revient sur son bel album "Stories from the safe house"

Au théâtre :

"Trois contes de Grimm" au Théâtre National de l'Odéon
"Les tentations électives" au Théâtre du Nord-Ouest
"Claire Solen - Flash" au Petit Gymnase
"The Crazy Horror Theater Show" au Passage vers les Etoiles

Expositions avec :

"José Abad - Du timbre à la sculpture" au Musée de la Poste
la collection permanente ""Les arts du feu" au Musée National de la Renaissance
et dernière ligne droite pour des expositions qui vont bientôt fermer leur portes :
"Emil Nolde" au Grand Palais
"Dennis Hopper et le nouvel Hollywood" à la Cinémathèque française
"Packart - L'art dans le packaging" à la Designpack Gallery

Lecture avec "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra
et un beau livre "Une orfèvrerie de terre - Bernard Palisssy et la céramique de Saint Porchaire"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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