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Thomas Morr et Styrofoam
Conférence de presse  (Route du rock 2003)  aout 2003

Comment allez-vous?

Styrofoam (Herne) : Nous revenons du Pop Corn à Cologne (Allemagne), et nous n’avons dormi que 2 heures. Certains disent qu’un manque chronique de sommeil peut provoquer des hallucinations. C’est un peu la situation dans laquelle je me trouve actuellement.

Thomas, que faisais-tu avant de commencer Morr Music ?

J’ai commencé à travailler dans des magasins de disque, des promotions de concerts, pour le distributeur EFA, ce qui m’a ennuyé car c’était une trop grosse organisation. J’ai ensuite définitivement décidé d’abandonner mes études quand j’ai vu qu’elles ne me mèneraient à rien. Et dès ce moment j’ai pensé à fonder mon propre label.

Comment fonctionnes-tu pour sélectionner les artistes que tu signes ?

Il n’y a pas de contrat avec les artistes, comme a dû vous le dire Stephany (ndr : Ms. John Soda, qui donnait une conférence de presse juste avant). Et puis quand on commence un label, on reçoit des démos de toutes parts, et puis on sélectionne le bon du mauvais. En ce qui concerne Herne (Styrofoam), qui vient de Belgique, je le connaissais depuis plusieurs années.
Morr music ne se concentre pas seulement autour de ma personne, je demande toujours à mes amis comme Herne, Mischa Hascher quand je veux signer un nouvel artiste.

Comment et où se déroulent les enregistrements ? Existe-t-il un studio du label Morr ?

Je ne possède pas de studio mais on est très connecté au studio u-phone, c’est là où enregistrent The Notwist.

Tu as déclaré que tu aimais les groupes comme Prefuse 73. As-tu des projets avec des groupes de hip-hop expérimentaux ?

J’aime beaucoup la confusion des genres qui existe dans le hip-hop actuel, celui de Prefuse 73 ou du label Anticon, et je pense qu’il y aura des collaborations entre les artistes de Morr et ces artistes.

Sur ton dernier album, tu te rapproches plus de la musique expérimentale, de groupes comme Sybarite. Quelle en est la raison ?

On évolue tous dans un sens au fil des ans. Il y a quinze ans je jouais dans un groupe de hardcore, et j’avais fait la première partie de The Notwist. Et quand je les ai retrouvés il y a peu, j’avais complètement oublié ce passage de ma vie. Quand on s’en est souvenu, on a pu remarquer que nous avions chacun de notre coté évolué dans la même voie. Je pense que c’est ainsi, les gens évoluent.

Tu as sorti une compilation "Puting the Morr back to Morrisey", et puis une autre dédiée à Slow Dive. Et pourquoi ne l’as-tu pas dédié à My Bloody Valentine ?

La compilation sur Morrissey était juste un jeu de mot à la base. Cependant j’ai été fortement influencé par les Smiths et Morrisey, donc ça tombait bien !

L’autre compilation devait en effet être un tribute to My Bloody Valentine, Codeine et Slow Dive mais tous les artistes électroniques font un tribute to My Bloody Valentine. C’est un peu trop classique, évident. Alors nous avons choisi Slow Dive, qui d’ailleurs sont un peu des outsiders, c’est encore mieux.

Herne, les titres de tes albums sont comme de petites phrases, ils sont très développés. C’est important pour toi ?

Je pense que c’est important pour un titre, sans être trop littéraire, de faire réfléchir les gens, de créer un univers et de laisser ensuite les gens imaginer ce qu’il signifie ou en quoi ils ont un rapport à la chanson. Mais il n’y a pas vraiment d’histoire vraie autour, de réalité. Il s’agit juste d’ouvrir une porte d’interprétation, sans pour autant en dire trop. Et je ne veux surtout pas être pathétique du genre : "c’est une chanson sur ma mère qui est morte d’un cancer l’an dernier…". C’est un peu l’inverse du courrant actuel dans la pop mainstream, qui est un peu trop pleurnicharde à mon goût.

En Belgique, on me demandait toujours dans les interviews : "de quoi parle telle chanson" et moi je répondais : "il s’agit plutôt de savoir à quoi cette chanson vous fait penser, vous auditeurs". Moi, je ne fais qu’ouvrir les portes. Maintenant, si telle chanson vous fait penser à votre rupture avec votre copine, c’est votre interprétation, mais ce n’est pas ma volonté.

 

        
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# 16 novembre 2008 : Pendant le mix, l'information continue

A quelques jours de la dernière soirée des Grenouilles dans le mixer pour l'année 2008, les chroniqueurs n'ont pas oublié de rendre leurs devoirs et c'est encore une pluie de chroniques musique, théâtre, expos qui vous attend . Alors en attendant de vous voir nombreux le 22 à l'Orange Mécanique, voici le programme de la semaine.

Côté musique :

"Intimacy" de Bloc Party,
"Is it the sea" de Bonnie Prince Billy,
"Gagnants Perdants" de Noir Désir et Eiffel,
"The chemistry of common life" de Fucked Up,
"Analogic" de Jade,
"Temporary people" de Joseph Arthur,
"Disque numéro 1" des Vedettes que vous pouvez retrouver en interview,
"The Music 1972-2008" de Phil Manzanera, en Interview et en Froggy's Session,
des concerts avec :
Mademoiselle K et Elyas Khan au Fil de Saint Etienne,
Russian Circles, These arms are snakes à Mains d'oeuvres,
The Datsuns, Four dead in Ohio et El Guapo Stuntteam à la Maroquinerie,
Pendulum et South Central à l'Elysée Montmartre
et une nouvelle émission du Morceau caché à découvrir ici !

Au théâtre :

"L'échange" au Théâtre du Soleil
"Jacques et son maître" au Théâtre 14
"Le suicidé" au Théâtre 13
"Les sept jours de Simon Labrosse" au Théâtre de l'Opprimé
"Meurtre par omission" au Théâtre L'Atalante
"Comme si on s'aime" au Théâtre du Soleil
"Mélinda et Mélinda" au Vingtième Théâtre
"Barbara, 20 ans d'amour" au Théâtre Petit Hébertot
la 2ème Master classe de novembre de Jean-Laurent Cochet
des reprises à ne pas rater : "Drôle de nuit" au Théâtre Le Funambule Montmartre et "La cantatrice chauve" au Théâtre Le Passage vers les étoiles
et toujours à l'affiche :
"Baroufe à Chioggia" au Théâtre Clavel
"Tante Olga " au Théâtre de la Huchette
"Comme ils disent" au Mélo d'Amélie
"Gauthier Fourcade - Le secret du temps plié" au Théâtre Rive Gauche

Expositions avec :

"Van Dyck" au Musée Jacquemart-André
"Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood" à la Cinémathèque Française
"Jacques Villeglé - La comédie urbaine" au Centre Pompidou
"Göksin Sipahioglu - Monsieur Sipa, Photographe" et "Marie-Paule Nègre - Des artistes dans leur monde II" à la Maison Européenne de la photographie
"Henri Cartier-Bresson - Walker Evans - Photographier l'Amérique1929-1947" à la fondation Henri-Cartier Bresson

Un peu de lecture avec "Chronique du règne de Nicolas 1er" de Patrick Rambaud

et enfin du cinéma avec "La vie moderne" de Raymond Depardon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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