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David Kitt
Not fade away  (Rough Trade/PIAS)  janvier 2007

Ah l’Irlande... ses moutons, son herbe verte, ses femmes rousses, ses pubs et sa Guinness. Que de clichés auxquels on peut rajouter la harpe irlandaise et les danses folkloriques. Mais tout cela serait un peut court si l’on oubliait de préciser que l’Irlande a notamment enfanté Van Morrison, U2 ou plus près de nous Damien Rice. Mais y aurait il un nouveau nom à ajouter à cette liste ?

Etonnamment peu connu dans l’hexagone (et un peu partout ailleurs), David Kitt en est pourtant à son cinquième album. Son précédent opus, The Black And Red Notebook paru en 2004, rendait hommage à des artistes aussi divers que J.J Cale, REM, les Beatles ou bien Sonic Youth. C’est donc peu dire que l’éclectisme est une seconde nature chez lui.

Avec une carrière débutée en 2000, ce natif de Dublin, n’est pourtant pas un sombre songwriter de pubs irlandais puis qu’il assuré, entre autres, les premières parties de Tindersticks, Starsailor ou Mercury Rev, sur leurs tournées européennes.

Cet album Not fade away, dont le titre vient d’une chanson de Buddy Holly, permet à David Kitt de synthétiser ses expérimentations passées et d’alterner les styles musicaux avec comme fil conducteur sa voix chaude et ses mélodies accrocheuses.

C’est "One clear way" qui ouvre l’album. La basse en avant, l’ensemble reste somme toute de facture assez classique, folk seventies. Mais la chaude voix de David kitt emballe l’affaire et enveloppe comme une chaude couverture pendant l’hiver.

Un peu touche à tout, David propose des titres, pop, rock, folk ou teintés d’électro. Le rock, au riff de guitare disto, de "I know the reason" côtoie la pop efficace de "Say no more" ou "Up to you" sur laquelle la moitié des Magic Numbers (soit Romeo et Michelle Stoddart) apportent une contribution musicale et vocale.Mais ces derniers ne sont pas les seuls guests. Lisa Hannigan, qui officie au côté de Damien Rice, participe également à quelques chansons.

L’électro de "Nothing else" et de "Don’t fuck with me" dénote tout d’abord par rapport à l’ensemble mais s’intègre finalement lorsque l’on accepte ce mélange des genres. Le songwriter épure et revient à l’acoustique pour ses ballades folk "Guilty prayers, pointless ends" ou "With you" qui ferme cet album.

Le son, mélange de différentes époques, oscille suivant le style de la chanson, s’arrêtant parfois sur les eighties comme pour "Sleep", lointain cousin du "Baker street" de Gerry Rafferty.

David Kitt prend des chemins détournés et surprend l’auditeur en mélangeant pure chanson folk, pop et électronique. Son sens mélodique et une production appliquée lui donne des refrains qui n’ont rien à envier aux ténors radiophoniques de la pop actuelle.

L’ensemble est efficace, et David Kitt apparaît comme un songwriter talentueux qui, avec cet album, rencontrera enfin, on l’espère, un succès mérité.

 

En savoir plus :

Le site officiel de David Kitt


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# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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