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Joël Meyerowitz
Jeu de Paume (Site Sully)  (Paris)  Du 3 octobre 2006 au 14 janvier 2007

Cette saison le Jeu de Paume propose 2 visages de l'Amérique photographiée par deux photographes américains de la même génération avec les rétrospectives consacrées à Lee Friedlander et à Joel Meyerowitz.

Et l'Amérique en noir et blanc de Friedlander se staure de couleurs.

Joel Meyerowitz a participé à l'élaboration de cette première rétrospective qui lui est consacrée en France en sélectionnant les photographies présentées dans "Out of ordinary - Photographies 1970-1980".

Travaillant à l'origine dans la publicité, la "révélation photographique" lui est venue en regardant travailler Robert Franck.


Joel Meyerowitz devient un arpenteur des rues et se démarque en optant pour la couleur et, de par la contrainte technique qu'elle entraîne, pour le grand champ.

De l'origine de la "field photography".

"Tout représenter pour représenter presque rien"

Deveu arpenteur des rues ou des plages, Joel Meyerowitz qualifie ainsi sa démarche conceptuelle : "J'étais attiré par l'idée un peu perverse d'utiliser l'appareil photographique, capable de tout représenter, pour représenter presque rien".

Tout ce qu'embrasse l'obectif et pourtant ce ne sont que des scène de la vie quotidienne

Joel Meyerowitz pratique une photographie réaliste, sans mise en scène, sans mobile apparent autre que celle de fixer l'instant. Les gens marchent, vaquent à leurs occupations sans se soucier de l'œil qui les regarde.

Ce qui le caractérise c'est le fait de saisir sur une pellicule l'élément immatériel qui est l'ambiance qui se dégage du lieu ou de la scène, de ce fameux american way of life.

Les lieux sont parfois vides, comme ce triptyque sur l'arche de Saint Louis ou réduit à un immeuble survivant devant lequel pose un viel homme noir.

Il ne se passe rien. Et pourtant...

 

"Voir le monde révéler ses mystères en une infime fraction de seconde"

A cet égard les séries de photographies faites sur son lieu de villégiature, Cape cod et la série des Florida pools, sont particulièrement intéressantes et révélatrices de l'art de Meyerowitz.

Et par la thématique, les bungalows, les motels, la plage, la manière de photographier les individus - la pellicule ne saisit que leur corps presque désincarné même lorsqu'ils sont portraiturés, visages souvent dénués d'expression ou du moins n'exprimant aucun sentiment immédiatement perceptible - l'utilisation des couleurs saturées, l'absence de profondeur et l'utilisation de la lumière sans concession, ses photographies rappellent les peintures d'Edward Hopper.

En réalité, chaque photographie semble receler un mystère, une histoire mais Meyerowitz ne donne aucune indication subjective. Il a simplement su capter cette réalité qui intrigue voire inquiète le spectateur.

"Voir le monde révéler ses mystères en une infime fraction de seconde a toujours été ma plus grande source de joie." Joel Meyerowitz

 

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La chronique de la rétrospective Lee Friedlander

Crédits photos : Thomy Keat (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Jeu de Paume


MM         
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# 4 janvier 2009 : reprise en douceur

Les vacances se terminent, les fêtes se font doucement oublier jusqu'à l'an prochain et Froggy's Delight reprend en douceur avec la première édition de l'année. 2009 vous proposera à coup sûr encore plus de choix culturels avec plus de musique, de théâtre, de livres et d'expos que jamais, mais également des partenariats, dont le premier seraavec le Glaz Art pour la soirée Ruby Throat et Marie Flore dont nous vous reparlerons bientôt et puis bien entendu toujours les soirées Rock is Dead .
D'ici là, voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Share" de Baptiste Trotignon,
"Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more" le CD/DVD live à la Cigale,
"A hundred million suns" de Snow Patrol,
"Dance mother" de Telepathe,
"Surfing" de Megapuss,
"Welcome to Mali" de Amadou et Mariam
et une interview de Françoiz Breut suite à la sortie de son album "A l'aveuglette",
ainsi qu'une interview de Hugh Coltman qui revient sur son bel album "Stories from the safe house"

Au théâtre :

"Trois contes de Grimm" au Théâtre National de l'Odéon
"Les tentations électives" au Théâtre du Nord-Ouest
"Claire Solen - Flash" au Petit Gymnase
"The Crazy Horror Theater Show" au Passage vers les Etoiles

Expositions avec :

"José Abad - Du timbre à la sculpture" au Musée de la Poste
la collection permanente ""Les arts du feu" au Musée National de la Renaissance
et dernière ligne droite pour des expositions qui vont bientôt fermer leur portes :
"Emil Nolde" au Grand Palais
"Dennis Hopper et le nouvel Hollywood" à la Cinémathèque française
"Packart - L'art dans le packaging" à la Designpack Gallery

Lecture avec "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra
et un beau livre "Une orfèvrerie de terre - Bernard Palisssy et la céramique de Saint Porchaire"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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