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Konono n°1
Point Ephémère  (Paris)  24 octobre 2006

Samedi 4 juin 2005, Konono no. 1, "l'orchestre tout puissant likembé de Kinshasa", doit se produire à Paris. Auréolé d'une réputation des plus élogieuses (premières parties de Tortoise, hommage appuyé de The Ex sur leur dernier album Theme from Konono...), aucune hésitation ne semble possible, il faut rallier le New Morning au plus vite ! Il le FAUT !

C'est donc plein d'excitation mais aussi rempli d'appréhension que l'on se dirige vers la rue des Petites Ecuries ; la soirée pouvant tout aussi bien s'achever après deux bières que durer jusqu'à plus soif. Oubliés les dizaines de sets de vielles légendes croulantes ou de petits branleurs fraîchement débarqués d'Angleterre : ce soir, on se risque au bizarre ...

Pas si bizarre dans l'absolu tant la formation congolaise étale soigneusement ses accointances electro-rock comme autant de bouées destinées aux néophytes. Mais il n'empêche, c'est bien à un concert de musique africaine auquel on va assister. A peine arrivé à l'intérieur du mythique club parisien, la rusticité du matériel fascine : les cymbales de la batterie ressemblent étrangement à des enjoliveurs cabossés, deux haut-parleurs issus d'un autre temps dominent la scène ...

Outre les percussions (congas et batterie), les musiciens de Konono no.1 jouent du likembé, sorte de piano à pouces, électrifié et amplifié avec les moyens du bord. Pendant plus de 2h30, l'intégralité du public va se laisser entraîner vers une transe incontrôlable tant le son, absolument écrasant, répétitif à l'infini et saturé à l'extrême prend aux tripes.

Assez incroyable avec le recul de constater l'effet produit par ces quelques lamelles de métal de taille différente disposées suivant diverses orientations sur une plaque de bois : une claque comme on en prend peu au cours d'une année ... Une chose est en tout cas certaine, il existe plus addictif que n'importe quelle drogue : un concert de Konono no.1.

Pas d'autres objectifs à court terme que de retenter au plus vite l'expérience ! Clermont-Ferrand en avril (très réussi malgré un volume insuffisant) et l'île de La Réunion en août (complètement dingue sous les étoiles) suivirent sans pour autant permettre d'atteindre la satiété. C'est ainsi que l'on se retrouve à aller, sans réfléchir une seule seconde, voir Konono no. 1 de retour au Point Ephémère en cette fin octobre.

Les tournées mondiales s'enchaînent sans changements majeurs : même matériel, même amateurisme apparent (un parpaing cale les congas sur la scène), tout juste observe-t-on quelques modifications dans la setlist et la perte de membres du line-up original.

Comme à l'habitude, le concert débute en douceur. L'air absent, soigneusement calé au fond de la scène, Mingiedi Mawangu, le patriarche fondateur - 70 ans passés - domine les débats.

Puis la sauce se met progressivement en place amenant les spectateurs vers les états de transe sus-citée. Les ingrédients sont pourtant simples : volume élevé, sons proche de beats électroniques, motifs dansants répétés en boucles, percutions hypnotiques, exhortations à la JSBX : "KONONO numéro un", "Bougez, Bougez, Bougez !"...

Malgré un set plus court que les fois précédentes, un merchandising plus présent, rien ne semble pouvoir altérer les prestations de ce groupe définitivement inclassable et irrésistible.

 

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# 16 novembre 2008 : Pendant le mix, l'information continue

A quelques jours de la dernière soirée des Grenouilles dans le mixer pour l'année 2008, les chroniqueurs n'ont pas oublié de rendre leurs devoirs et c'est encore une pluie de chroniques musique, théâtre, expos qui vous attend . Alors en attendant de vous voir nombreux le 22 à l'Orange Mécanique, voici le programme de la semaine.

Côté musique :

"Intimacy" de Bloc Party,
"Is it the sea" de Bonnie Prince Billy,
"Gagnants Perdants" de Noir Désir et Eiffel,
"The chemistry of common life" de Fucked Up,
"Analogic" de Jade,
"Temporary people" de Joseph Arthur,
"Disque numéro 1" des Vedettes que vous pouvez retrouver en interview,
"The Music 1972-2008" de Phil Manzanera, en Interview et en Froggy's Session,
des concerts avec :
Mademoiselle K et Elyas Khan au Fil de Saint Etienne,
Russian Circles, These arms are snakes à Mains d'oeuvres,
The Datsuns, Four dead in Ohio et El Guapo Stuntteam à la Maroquinerie,
Pendulum et South Central à l'Elysée Montmartre
et une nouvelle émission du Morceau caché à découvrir ici !

Au théâtre :

"L'échange" au Théâtre du Soleil
"Jacques et son maître" au Théâtre 14
"Le suicidé" au Théâtre 13
"Les sept jours de Simon Labrosse" au Théâtre de l'Opprimé
"Meurtre par omission" au Théâtre L'Atalante
"Comme si on s'aime" au Théâtre du Soleil
"Mélinda et Mélinda" au Vingtième Théâtre
"Barbara, 20 ans d'amour" au Théâtre Petit Hébertot
la 2ème Master classe de novembre de Jean-Laurent Cochet
des reprises à ne pas rater : "Drôle de nuit" au Théâtre Le Funambule Montmartre et "La cantatrice chauve" au Théâtre Le Passage vers les étoiles
et toujours à l'affiche :
"Baroufe à Chioggia" au Théâtre Clavel
"Tante Olga " au Théâtre de la Huchette
"Comme ils disent" au Mélo d'Amélie
"Gauthier Fourcade - Le secret du temps plié" au Théâtre Rive Gauche

Expositions avec :

"Van Dyck" au Musée Jacquemart-André
"Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood" à la Cinémathèque Française
"Jacques Villeglé - La comédie urbaine" au Centre Pompidou
"Göksin Sipahioglu - Monsieur Sipa, Photographe" et "Marie-Paule Nègre - Des artistes dans leur monde II" à la Maison Européenne de la photographie
"Henri Cartier-Bresson - Walker Evans - Photographier l'Amérique1929-1947" à la fondation Henri-Cartier Bresson

Un peu de lecture avec "Chronique du règne de Nicolas 1er" de Patrick Rambaud

et enfin du cinéma avec "La vie moderne" de Raymond Depardon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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