Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
The John Venture
The John Venture  (Unique Records)  octobre 2006

A l’heure des fusions et désacquisitions, des OPA et des effusions capitales, d’autres trouvent l’alternative. Ils sont partout et plein, ici et ailleurs, à créer et diffuser, émouvoir parfois, se regroupent, s’assemblent et s’unissent contre, en vrac, Pascal Nègre, Rupert Murdoch, la nouvelle économie et le parisianisme ambiant.

Le héros des temps modernes, laptop en bandoulière, se nomme John Venture, création hybride née de Papa et son folk expérimental (Angil) et maman à l’électronica sensible (Broadway).

Une rencontre improbable et nécessaire qui aboutit à un premier album hybride et musicalement modifié. Une joint venture bien nommée, partie d’un délire en sursaut : réunir les deux groupes pour enregistrer en 18 jours cet album en guise de (ré) création.

The John Venture, loin d’être un one shot foutraque réunion de deux entités bordéliques, a de quoi surprendre. Et ce n’est pas la piste d’ouverture "Names" qui sifflera le contraire. Croisée des chemins entre les expérimentations de Johnny Greenwood sur Kid A et trip incisif à la Mogwai, la bande de Saint Etienne prouve que oui, il y a bien une vie créatrice au-delà de la porte de Bagnolet.

Le beat numérique l’emporte sur la structure, les refrains et les couplets. Dépassés par la force du collectif qui parvient à signer chef d’œuvres intimistes avec piano et laptops ("Coin-operated") et vagues d’electronica sur lesquelles Boards of canada n’aurait pas refusé de scratcher. "Stein wlatz", déjà présente sur la compil de Unique Records, s’avère à la croisée des chemins entre rock beat et rap, avec cette introduction violente et énorme. Du slang peut-être, sur fond de poum-tchak poétique.

Et crucial retour à la réalité sur "What extra mile", sublime moment de douceur tout en clavier doux comme la mousse des forêts au beau matin. L’influence de dEUS se fait ressentir sur les parties vocales, rocailleuses et en canon, sans jamais alourdir l’ensemble.

La VRAIE force de John Venture, c’est en quelque sorte l’ajout des chromosomes d’Angil pour l’intime et de Broadway pour l’atmosphère. Et de John Venture comme de la majorité des marmots on ne saurait dire s’il tient plus du père ou de la mère.

L’ensemble confirme encore une fois que le meilleur n’est pas forcément au centre. "Night shift day shift" enterre tous les doutes possibles, avec ses cuivres au second plan, sa beatbox, ses powers chords bien grasses et son phrasé de mec du 9-3. Le rock est charmé, l’auditeur déjà dans le lit, à poil, attendant son heure. Prêt à passer à la casserole. Définitivement,

Paris est à la périphérie du cœur, et John Venture une artère coronaire incontournable. Longue vie au rejeton.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

The John Venture en concert au Divan du Monde (10 octobre 2006)
L'interview de The John Venture (10 octobre 2006)
L'interview de The John Venture (avril 2007)

En savoir plus :

The John Venture sur myspace


        
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

The John Venture en concert au Divan du Monde (10 octobre 2006)
L'interview de The John Venture (10 octobre 2006)
L'interview de The John Venture (avril 2007)


# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008