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The Dears
Gang of losers  (Bella Union / Cooperative Music)  août 2006

Il y a deux ans, les Montréalais de The Dears avaient sérieusement affolé les nostalgiques de pop léchée et flamboyante, avec le très réussi No Cities Left.

On découvrait alors que le groupe était mené par un charismatique chanteur noir prénommé Murray Lightburn, qui voue un culte sans nom et sans borne à l’œuvre des Smiths et du Moz. Les plus perspicaces avaient également été troublés par l’incroyable ressemblance entre la voix de Lightburn et l’ancien péteux fantasme à adolescente acnéique Damon Albarn

Sauf que Lightburn n’est pas vraiment concerné par l’observation perfide du quotidien des gens comme l’étaient ses "So British" confrères… Le pauvre garçon a déjà bien du mal à exorciser ses propres démons sans parler de ceux des autres…

Ceux de Gang Of Losers (vous aurez déjà apprécié l’incorrigible optimisme du titre…) ne diffèrent guère de ceux abordés dans No Cities Left : recherche désespérée de l’estime de soi, relations foireuses et toutes les joyeusetés qui s’ensuivent…

Par contre le gang de Montréal explore de nouveaux territoires sonores : plus noisy et tendus que son prédécesseur. "Death Or Life We Want You" et "Ticket To Immortality" jouent subtilement sur le décalage entre les guitares acérées et le timbre de velours de Lightburn. Ce dernier ne peut s’empêcher de raviver les cendres tièdes des Smiths sur les (trop ?) révérencieux "Bandwagoneers" et "Whites Only Party". Sortez les jonquilles !!!!

Le morceau de bravoure de ce quatrième opus des Canadiens reste l’excellent "Hate Then Love" qui n’aurait pas dépareillé sur "The Great Escape" de Blur. Encore une fois, Lightburn prend un malin plaisir à se rouler dans un champ d’orties avec "Just Don’t Hate Anyone cause You Hate Yourself".

Malgré tout ce misérabilisme, on ne peut s ‘empêcher d’éprouver une véritable empathie et une indéniable sympathie pour ce garçon. D’ailleurs, on a limite envie de l’aider à aller mieux.

Mon, conseil ? Murray, déjà arrête d’écouter les Smiths à chaque fois que tu te fais larguer. J’ne sais pas moi, essaie Fugazi ou Shellac ou mieux Lightning Bolt… Ça te changera les idées vieux…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album No cities left de The Dears
The Dears en concert au Nouveau Casino (10 mai 2005)

En savoir plus :

Le site officiel de The Dears


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# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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