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Maximilian Hecker
I'll be a virgin, I'll be a mountain  (V2)  septembre 2006

A force de trop loucher vers l’Angleterre, l’amateur de grosses révélations en finirait presque par oublier de regarder ailleurs.

S’en tenir aux préjugés sur la voisine allemande qu’on juge trop grosse et vulgaire, alors qu’elle est pleine de bonnes choses, généreuses et pas seulement sur le terrain de l’electronica. Il s’agit en l’occurrence d’un teuton voisin, Maximilian Hecker, qui avec ses hymnes pop mélancoliques semble enfin prêt à dépasser la ligne Maginot. Et sans passer par la Belgique.

Maximilian Hecker c’est une suprise à tous les étages. Combien d’artistes peuvent encore appeler leur album I’ll be a virgin I’ll be a mountain en 2006, titre absurde et génial car dérisoire.

L’allemand étonne d’emblée par son filet de voix troublant, éthéré et filtré, soufflé plus que chanté, et la beauté du titre d’ouverture "Snow white" laisse primo pantois, et puis admiratif. Monolithe de révérence à Nick Drake avec ses arrangements légers comme une après-midi à Munich en juin, et l’envolée du piano qui construit la chanson comme une introduction pop du meilleur effet, très 90’ dans la production sans paraître daté.

Le multi-instrumentiste playboy bluffe comme tous les joueurs qui ne montrent pas d’emblée toutes leurs cartes. Faisant autant référence à James Blunt sur le beurk "No more lies to reach you" qu’à REM grande période sur "Your stammering kisses", naviguant entre sentimentalisme de l’orgue Hammond et cordes sensibles. Comme tous les journalistes en mal de référence, on serait tenter de multiplier les comparaisons avec Drake pour le folk aérien enrichi, mais Hecker infiltre un piano insistant dans moult de ses compositions, quitte à frôler le ridicule larmoyant ("I’ll be a virgin I’ll be a mountain") avec des accords en larme qui coulent.

Etonnamment, c’est à Michael Stipe et sa bande d’Athènes que Maximilian pourrait être le plus facilement comparé, non pour la voix mais pour les arrangements et les suites d’accord, teintés de mélancolies et d’espoir. L’allemand est sincère, et les parties claviers s’inspirant de Air sont ici les bienvenues.

Guten morgen Mr Hecker. Qui sous ses airs de Crooner du bas Rhin possède un répertoire folk profond, spécialisé dans le low-tempo. Pas l’album à passer au Queen en transe pour parler à l’horizontal.

Plutôt l’album à jouer sur un Titanic en train de plonger dans les eaux froides. Maximilian s’avèrerait être un excellent chef d’orchestre, et bon an mal an, parvient à imposer un album anglophone sans se travestir culturellement comme Ozark Henry voila quelques mois, et sans répéter les clichés d’une langue usée jusqu’aux amygdales.

 

En savoir plus :

Le site officiel de Maximilian Hecker


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# 4 janvier 2009 : reprise en douceur

Les vacances se terminent, les fêtes se font doucement oublier jusqu'à l'an prochain et Froggy's Delight reprend en douceur avec la première édition de l'année. 2009 vous proposera à coup sûr encore plus de choix culturels avec plus de musique, de théâtre, de livres et d'expos que jamais, mais également des partenariats, dont le premier seraavec le Glaz Art pour la soirée Ruby Throat et Marie Flore dont nous vous reparlerons bientôt et puis bien entendu toujours les soirées Rock is Dead .
D'ici là, voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Share" de Baptiste Trotignon,
"Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more" le CD/DVD live à la Cigale,
"A hundred million suns" de Snow Patrol,
"Dance mother" de Telepathe,
"Surfing" de Megapuss,
"Welcome to Mali" de Amadou et Mariam
et une interview de Françoiz Breut suite à la sortie de son album "A l'aveuglette",
ainsi qu'une interview de Hugh Coltman qui revient sur son bel album "Stories from the safe house"

Au théâtre :

"Trois contes de Grimm" au Théâtre National de l'Odéon
"Les tentations électives" au Théâtre du Nord-Ouest
"Claire Solen - Flash" au Petit Gymnase
"The Crazy Horror Theater Show" au Passage vers les Etoiles

Expositions avec :

"José Abad - Du timbre à la sculpture" au Musée de la Poste
la collection permanente ""Les arts du feu" au Musée National de la Renaissance
et dernière ligne droite pour des expositions qui vont bientôt fermer leur portes :
"Emil Nolde" au Grand Palais
"Dennis Hopper et le nouvel Hollywood" à la Cinémathèque française
"Packart - L'art dans le packaging" à la Designpack Gallery

Lecture avec "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra
et un beau livre "Une orfèvrerie de terre - Bernard Palisssy et la céramique de Saint Porchaire"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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