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Graham Coxon
Love travels at illegal speeds  (Capitol Records / EMI)  mars 2006

Damon Albarn, le beau gosse gentiment rebelle, est une star.

Charismatique en diable, il fut Blur à lui tout seul, l'homme sous les sunlights. Star à contre pied dans le projet Gorillaz, il continue de faire recette, caché pourtant derrière des personnages animés.

Pourtant, Damon Albarn n'est pas Blur. Du moins, Blur n'est pas seulement Damon Albarn. C'était aussi Graham Coxon. A la fois alter ego et faire valoir de son blondinet de chanteur. A chacun son Johnny Marr n'est ce pas?

Quoi qu'il en soit, et mine de rien, Graham Coxon, la guitare incisive de Blur, en est à son sixième album solo et il serait temps de se rendre compte, ailleurs que dans des cercles un peu trop vicieux et restreints, que ce garçon est bourré de talents.

Talent de guitariste bien entendu et avant tout. Ce garçon à l'air potache planqué derrière ses lunettes arty (qu'il pose consciencieusement sur son ampli quand il commence à s'agiter sur scène) est un grand guitariste. Pas de solo pour tester les enceintes au rayon hi-fi de chez Carchan mais un bon vieux jeu de guitare tripal et techniquement impeccable qui vous prend là et qui vous fait danser jusque là (fig. 1).

Talent de compositeur aussi, car les 13 morceaux de cet album sont tout simplement sans faille. Ô bien sûr il n'y a pas que des chefs d'oeuvres mais chaque titre tire son épingle du jeu, réussit à nous faire chantonner, gigoter, voire les deux en même temps !

Et enfin talent de chanteur puisque non content de gratter les cordes, Graham assume dans son projet solo le chant, chasse gardée de Damon dans une vie pop antérieure. Ici Graham Coxon se lâche et n'a pas peur parfois d'érafler les plates bandes de Albarn, se parant d'une voix très bluresque sur des titres qui ne le sont pas moins.

Cependant, les compositions de Coxon sont plus immédiates et, osons le dire, moins cérébro-masturbatoires (pardonnez le terme), que celles de feu Blur. Une grosse partie de l'album est même franchement punk, flirtant avec la belle époque du Clash ("Don't let your man know" à des odeurs de "Lost in the supermarket"). C'est même aux Buzzcocks que l'on pense sur "Gimme some love", titre expéditif de 2 minutes 30 qui suffit déjà à notre bonheur. Mais la frontière est mince avec la pop bluresque qui revient en force sur certains titres comme "Just a state of mind" ou "You always let me down" digne d'un "Song #2" sur lequel Coxon semble cracher son texte à la face du monde !

Et c'est en connaisseur que Coxon se livre sans complexe à un rock des plus classique à la sauce pop anglaise sur "What's he got ?". Sorte de mélange fort heureux entre le rock US des 60's (riff de guitares, harmonica) et la pop anglaise de nos jeunes années.

On en vient presque à regretter ce "Don't believe anything I say", un peu guimauve en comparaison des autres titres et venant couper un peu le souffle de l'album et de l'auditeur au mauvais moment.

Et quand bien même ce Love travels at illegal speeds se termine sur un titre très Blur, c'est définitivement lorsque la guitare grinçante est aux prises avec la voix saturée que Graham Coxon nous enchante définitivement.

Love travels at illegal speeds est un régal qui ferait presque espérer (au même titre que Gorillaz) que Blur ne se reforme jamais !

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Graham Coxon


David         
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# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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