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The Holy Ghost
Welcome to ignore us  (Fargo Records)  mars 2006

At some point in the past 100 years, The Holy Ghost was formed. Some say it happened in Nebraska, others believe it all went down somewhere in between North Carolina and West Virginia. Even New York has been proclaimed as the mother of this bastard child. But it's an original American rock band, plain and simple.

Tout commença par un titre absurde et génial. Welcome to ignore us. Le parti pris des contre-allées, l'ironie sèche des américains borderline.

The Holy ghost avait tout pour séduire. Tout commença par la fin et un titre balancé par-dessus la fenêtre, commercial, qui ne l'était pas du tout. Ses guitares abrasives qui collaient aux mains, l'urgence du rock pas réfléchi et pas pensé. Juste joué. Loin des sauveurs du rock, anglais pour la plupart, les Futureheads, les autres plus crétins que mon voisin, The Holy Ghost est un groupe américain. Non, New-yorkais. Un pays à part sur la carte, un troisième album, mais le premier à franchir la Manche.

Grosse claque sur "Genghis Khan", intro à la basse blues, comme trafiqué en son temps par les autres crétins de Muse, et puis les arrangements à la guitare très Jeff Buckley dans le style, une fanfare mariachi dans le fond qui claironne.

Un bien bel objet que ce disque, et surtout une vraie colère du système mis en partition. Crier et hurler en chantant sur "Did I wear u out", comme un Julien Casablancas qui aurait vécu quelques histoires intéressantes, le solo qui s'amorce et qui gronde, et qui jouit finalement. The Holy ghost renoue avec la tradition des guitares hurlantes, comme sur "Shut up and play", justement, son refrain au bout de 20 secondes, gimmick de stades, à entonner par milliers. Un vrai défouloir à écouter fort. Puissance maximum.

D'où sortent-ils, et où vont-ils, les quatre américains, avec leur air noisy ? La guitare éclectique bat son plein, ramène aux premières heures de gloire d'Oasis et cette voix…... Une voix chantée, qui change des refrains habituels ("Chez Paree").

La presse nous avait fait cracher dans le bassinet pour les Yeah Yeah Yeahs (oh oh oh…), débourser nos euros pour les Strokes, redevenus un groupe alternatif depuis la mort de leur buzz éteint. Restait à la limite Adam Green en passe de devenir un crooner crédible pour sauver l'affaire.

Et puis The Holy Ghost, une vraie passion du riff pas vu depuis longtemps. Des riffs salaces qui suent le sexe, décochés à la hâte (l'excellent "Jiggle"), où les paroles seraient simplement prétexte à l'envolée des guitares. Des moments de grâce où le saxo n'aurait pas honte d'intervenir.

Welcome to ignore us. La mission sera dure. La seule chose possible d'ignorer reste, après l'écoute, nos regrets de ne pas avoir découvert ce groupe avant. S'il fallait imaginer un sticker à apposer sur la jaquette, sûrement penserait-on à The Holy ghost, comme si George Clinton avait pénétré Jimmy Page par derrière".

Et la vérité serait évidemment encore ailleurs.

 

En savoir plus :

Le site officiel de The Holy Ghost


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# 4 janvier 2009 : reprise en douceur

Les vacances se terminent, les fêtes se font doucement oublier jusqu'à l'an prochain et Froggy's Delight reprend en douceur avec la première édition de l'année. 2009 vous proposera à coup sûr encore plus de choix culturels avec plus de musique, de théâtre, de livres et d'expos que jamais, mais également des partenariats, dont le premier seraavec le Glaz Art pour la soirée Ruby Throat et Marie Flore dont nous vous reparlerons bientôt et puis bien entendu toujours les soirées Rock is Dead .
D'ici là, voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Share" de Baptiste Trotignon,
"Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more" le CD/DVD live à la Cigale,
"A hundred million suns" de Snow Patrol,
"Dance mother" de Telepathe,
"Surfing" de Megapuss,
"Welcome to Mali" de Amadou et Mariam
et une interview de Françoiz Breut suite à la sortie de son album "A l'aveuglette",
ainsi qu'une interview de Hugh Coltman qui revient sur son bel album "Stories from the safe house"

Au théâtre :

"Trois contes de Grimm" au Théâtre National de l'Odéon
"Les tentations électives" au Théâtre du Nord-Ouest
"Claire Solen - Flash" au Petit Gymnase
"The Crazy Horror Theater Show" au Passage vers les Etoiles

Expositions avec :

"José Abad - Du timbre à la sculpture" au Musée de la Poste
la collection permanente ""Les arts du feu" au Musée National de la Renaissance
et dernière ligne droite pour des expositions qui vont bientôt fermer leur portes :
"Emil Nolde" au Grand Palais
"Dennis Hopper et le nouvel Hollywood" à la Cinémathèque française
"Packart - L'art dans le packaging" à la Designpack Gallery

Lecture avec "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra
et un beau livre "Une orfèvrerie de terre - Bernard Palisssy et la céramique de Saint Porchaire"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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