Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Delays
You see colors  (Rough Trade / PIAS)  mars 2006

"La beauté des laids se voit dans délai, délai"…You see colors, de Delays, pourrait commencer ainsi. Une voix qui miaule, a cappella, et ses violons en introduction horriblement 80', rappelant pour le pire A-Ha, ou pour le meilleur Cocteau Twins.

"You and me", premier titre, s'avère être un duel farouche entre l'auditeur et Delays, la raison et la passion. L'envie de détester et la tête qui dodeline malgré tout.

Au terme d'un combat frénétique entre la télécommande et les enceintes, c'est finalement Delays qui gagne la première partie.

Les quatre de Southampton produisent avec ce deuxième album un condensé de dance-rock music du meilleur effet, en dépit de la production putassière, des violons qui queen et des guitares très spinal tap.

"Valentine", qu'on le veuille ou non, s'avère être un tube en puissance, écoutable en toute circonstance. En deux mots taillé pour la danse. Voix suraiguës d'un chanteur sous hélium sur guitares heavy et long glissando à la basse,e Delays assument sans aucune honte ses penchants pour la chansons en dessous de la ceinture.

Le chanteur, à mi-chemin entre la voix éraillée de Rod Stewart et celle féminine de Dave Allen du groupe HAL, porte bien évidemment The Delays sur ses épaules sur nombre de chansons ("This towns religion", "Given time") et pourtant.. On résiste difficilement à "Too much in your life", volume maximum sur les enceintes qui crachent les guitares saturées. Il faudrait ici comparer Delays à tous ces groupes des années sombres, les 80' , pour retrouver une voix comparable, si aigue, pointue, soutenue par un groupe banal mais soudé.

Mieux vaut prendre Delays comme ils viennent, vierges de toute référence. Entre l'innocence et l'androgyne. L'image des Pet Shop Boys revient en tête, l'image incongrue d'un groupe pas sérieux pour deux pence.

Loin des Infadels, Franz et consorts, la guitare entre deux chaises, l'une électro et l'autre rock,Delays préfère la cohabitation au choix. Et cloue le bec à ses détracteurs sur le final "Waste of space", avec son piano enfantin très Flaming Lips.

Une bulle de savon s'envole, les quatre anglais dedans, prêt à toucher le ciel si personne ne tente de la crever d'ici là.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Delays parmi une sélection de singles (octobre 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Delays


Little Tom         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Delays parmi une sélection de singles (octobre 2006)


# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008