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Les bronzés 3
Patrice Leconte  sortie janvier 2006

Amis pour la vie

Quitte à aller voir les Bronzés 3 et découvrir le retour, 27 ans plus tard, des beaufs préférés des français, autant aller jusqu'au bout de l'aventure et se lancer dans le marathon du blockbuster du samedi soir.

C'est donc tout naturellement que décision fut prise d'aller voir le film le plus médiatiquement exposé de l'année dans sa première semaine d'exploitation et dans un mega complexe de 12 salles archi comble.

Fascinante soirée d'attente, d'énervement et de fatigue.

Première étape : se garer. Evidemment nous ne sommes pas seuls à avoir eu la bonne idée de découvrir les nouvelles aventures des bronzés : le parking est donc complet, les routes bloquées et il faut bien une trentaine de minutes pour trouver une place au fond du parking.

Deuxième étape : acheter sa place. Malgré le programme de la journée avec une séance toutes les heures, les deux projections du soir sont complètes et de longues files d'attentes permettent dejà d'attendre l'ouverture des portes dans la sueur et le chaleur. Petit point positif, en raison du succès, une séance exceptionnelle est prévue à 23h55. Un peu tard mais c'est notre dernière chance pour ce samedi de voir les nouvelles blagues de Gigi et Popeye. Les billets sont pris, il ne reste plus qu'à essayer d'aller boire une mousse dans le bowling/bar/pizzeria tout à côté. Belle décoration, ambiance plutôt sympathique pour ce genre de lieu, mais impossible d'attraper un serveur submergé par l'affluence du week end.

Troisième étape : enfin le film. Après une longue attente dans la chaleur parfumée d'une foule qui vient d'attendre quelques heures pour rentrer, il est temps de s'installer confortablement dans la salle en esperant que les deux ou trois lourdauds qui ont profité du début de soirée pour boire une valisette de Kro resteront calmes. Il est 0h20, la séance peut commencer.

Les premières minutes font craindre le pire. Lhermitte est comme d'habitude cantonné au rôle du mari infidèle, Ornella Muti, cheveu sur la soupe, ne sert à rien dans l'histoire et le club de vacances typique d'une époque du premier épisode s'est transformé en hôtel de luxe en Sardaigne pour bourgeois argenté. Moins de description sociale que dans les deux premiers, nous sommes ici dans un bilan, une grosse pochade cruelle, un mélange de gags références aux premiers épisodes qui aurait aussi bien pu s'appeler "Panique au palace" ou "Au secours, ma femme me trompe" tant on est parfois proche du vaudeville bas de gamme.

Et puis au fil de la séance on se prend à apprécier les gags et on se rend compte que tout n'est pas noir : Clavier est excellent dans son rôle de loser aux antipodes des premiers numéros, et Michel Blanc, loin de son rôle de moustachu malchanceux est également parfait cette fois ci en nouveau-riche jaloux et hypocondriaque qui s'offre les meilleures scènes s'inspirant toutefois un peu trop de ses rôles à succès ("Marche à l'ombre" en tête).

Les autres compères sont à l'unisson malgré un Jugnot faiblard pris d'homophobie qui begayera pendant la moitié du film. Quelques très bonnes surprises comme les apparitions de l'oublié du Splendid, Bruno Moynot, également de retour, ou de Dominique Lavanant défigurée par Clavier. On sourit souvent, on rit un peu moins mais l'exercice, difficile, n'est pas si mal réussi et on a rapidement envie de revoir les gros gags lourds qui ont tout de même amusé toute une génération.

Certes le scénario est rempli d'invraisemblances, certes la plupart des gags sont des resucées des anciens épisodes ou des autres films de l'équipe, mais finalement on les aime bien nos beaufs et les voir à plus de 55 ans, plus gros, plus gras, plus ridés, s'amuser et faire les mêmes gags qu'ils faisaient en 76, c'est plutôt touchant et à vrai dire assez agréable.

 

Comédie de Patrice Leconte avec Josiane Balasko, Marie Anne Chazel, Dominique Lavanant, Ornella Muti, Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Bruno Moynot et Martin Lamotte.
Film français Durée : 1h 37.


Fred         
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# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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