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Ozark Henry
The sailor not the sea  (EPIC / Sony BMG)  août 2005

Ozark Henry. Un prête-nom pour Piet Goddaer, un fourre-tout musical, des influences plein le cabas et un quatrième album rentre-dedans qui fait de la Belgique la terre d'asile définitive des créations originales.

Un bout de terre rêvée où se croisent pêle-mêle Ghinzu, Girls in Hawaï, dEUS, Ann Pierle, Arno…Et Ozark Henry.

On l'avait simplement croisé au détour d'une page. Une page de bons plans pour les cadeaux de fin d'année, le regard fier sur sa pochette noire ; l'air mystérieux et la mèche rebelle empruntée à Jay Jay Johanson. Et puis on était sorti du métro, l'idée avait germée sur le trottoir : Il fallait revenir à The sailor not the sea, ce titre alambiqué, ces chansons dérivatives.

Ces chansons, dix chansons, autant de bonheur pour finir l'année. La finir tout simplement sur une note positive, portée par le chant lointain d'un pécheur de mélodies. Loin des rivages, La donna mobile plante le décor et empile les couches atmosphériques pour créer le nouveau courant. Du trip pop. Batteries low-tempos, basse discrète et voix haute perchée, La donna mobile permet de croire encore aux concepts albums, écoutables d'un trait, sans lassitude.

L'émotion de la voix de Piet Goddaer coupe le souffle et l'on cherche la ventoline sur Indian Summer, tout clavier dehors, belle comme un soleil qui se couche. Cette voix de crooner flamand, ces violons pincés, rythmique impec', la mélancolie… On compte les secondes qui s'égrènent, le spleen belge sans doute qui fait son effet.

Si Ozark Henry reste dur à définir, sorte d'ovni musical oscillant entre la world music et la pop raffinée, The sailor not the sea touche au cœur comme un patchwork variant les ambiances, les décors. Résolument rock aérien sur "Jocelyn it's crazy" (Ses guitares en reverb'…), ambiance cosy sur "Give yourself a chance with me", ritournelle à la manière de Coldplay sur "At sea"…

Si l'on reconnaît un album à la mémorisation facile de ses refrains, The Sailor not the sea s'installe dans le peloton de tête. Facile sans compromis, difficile sans obstacle, les émotions sans les larmes, ce quatrième album s'affirme comme une réussite. Structure hybride portée par un collectif hors pair, Ozark henry tente la Soul intimiste sur "Free Haven" ou l'instrumentale inspirée sur "The Sailor not the sea" (très Morcheeba dans le style).

A l'heure des featurings intempestifs, Piet préfère la collaboration, et pas la pire. En allant chercher Jaki Liebezeit, mythique batteur de Can (auteur du plus bel album Krautrock, Tago Mago), Ozark Henry frappe haut et fort, assurant un rythme endiablé et tribal à ses compositions. Un bien bel effort donc, pour un artiste, un vrai puisant ses influences autant du coté d'Eno que de Peter Gabriel.

De belles références pour un prêtre de cantiques modernes à découvrir très, mais alors très rapidement. Avant l'extinction des feux.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Une 2ème chronique de l'album The sailor not the sea de Ozark Henry
Ozark Henry en concert à La Maroquinerie (19 décembre 2005)
Ozark Henry en concert au Festival FNAC Indétendances 2006
L'interview de Ozark Henry (décembre 2005)

En savoir plus :

Le site officel de Ozark Henry


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# 29 juin 2008 : Passe ton bac d'abord...

Alors ca y est, certains d'entre vous attendent fébrilement les résultats du bac. d'autres sont déjà en vacances et d'autres encore passerons une grande partie de l'été au bureau ou à l'usine. Point de villégiature pour Froggy's Delight et, où que vous soyez, vous pourrez suivre l'actualité culturelle vue par le petit bout de sa lorgnette. Mais voici plutôt le programme de la semaine :

Côté musique

"Ghosts from the past" de Bang Gang,
"Neptune" de Duke Spirit,
"Gospel Bombs" de Vincent Vincent and the Villains,
"Workout holiday" de White Denim,
"Sun Giant Ep" de Fleet Foxes,
"Attack & Release" de Black Keys,
Ian Kent & the Immigrants, Lugo, K6 et La Phaze sont dans le Ni vus ni connus estival,
une interview de Pedro Winter
camera, Purple Crush, Electro Sexual et Candy Clash live à la Flêche d'or
et un avant dernier Morceau caché avant la fin de la saison, la première partie de l'émission consacrée aux "traductions et glissements" ...

Au théâtre :

"2147, l'Afrique" à La Villette
"Monsieur le Président" à la Manufacture des Abbesses et une interview de Sophie Vonlanthen la co-directrice du théâtre
Les Journées de Juin au Conservatoire Nationale Supérieur d'Art Dramatique avec les élèves de 3ème année :avec "Ma vie est un roman qui m'intéresse beaucoup" et "La nuit des buveurs"
et dans le cadre des Scènes d'été au Théâtre 13 : "Franck V" et "Nous, les héros"
et toujours à l'affiche "Charles Gonzales devient Camille Claudel" au Théâtre des Mathurins

Exposition avec "Jorg Lozek - In zimmer" à la Galerie Daniel Templon

Et puis du cinéma aussi avec :

"Le Monde de Narnia : Chapitre 2 - Prince Caspian" de Andrew Adamson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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