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Tue Loup
Rachel au rocher  (Naive)  octobre 2005

En dix ans et une poignée d'albums remarqués, les manceaux de Tue-Loup ont réussi à proposer une lecture et une transposition inspirée de ce que l'on appelle communément l'alternative country.

Déjà sur La Belle Inutile , nommé d'après le lieu dit perdu quelque part dans la Sarthe d'où le groupe tient ses racines, on s'était rendu compte que cette formation avait la tête encore plus à l'ouest, et rêvait en cachette des brumes de San Francisco et de l'American Music Club de Mark Eitzel.

Mais des compositions du groupe suintaient aussi le folk malade et bancal et majestueux de Will Oldham et de ses nombreux projets, Palace, Palace Brothers en tête. Le dernier effort du groupe Penya avait surpris par son attaque un peu plus jazzy.

Rachel Au Rocher démarre bizarrement et prend complètement à contre-pied : "City Light" voit Tue Loup se frotter au groove : basse chaloupée et grand renfort de choriste. "Corps de Bête" recentre rapidement le débat. Cette fois-ci Le Mans se retrouve relocalisé quelque part dans le Kentucky, près de Louisville.

D'ailleurs un peu plus loin sur le "Ressac", on imagine bien Tue-Loup vider un godet avec Will Oldham pendant que ce dernier égrène quelques notes sur un piano lointain. Sur "Je m'aplatis", une batterie monolithique, en quasi apesanteur surplombe une guitare qui résonne sans fin dans l'espace… Le spectre du Talk Talk de Laughing Stock plane au loin.

L'introduction évanescente des "Encoches" confirme que Tue-Loup envisage sa musique en terme d'espace, de résonance. Mais il y a une latence palpable, quelques feed back viendront zébrer cette apparente quiétude…

Plus loin, le groupe se laisse aller à quelques dissonances bien senties, comme sur "Le Martin Pêcheur" ou encore "Pas D'Chant, Pas D'Krumar". Rachel Au Rocher s'éteint sur le Magnifique "Je n'ai pas soupé" et son piano vacillant comme la flamme d'une bougie à l'agonie… Sans oublier les textes soignés, aussi aériens et évocateurs que la musique qui les accompagne…

Un groupe précieux dont on attend des nouvelles avec impatience…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Le lac de Fish de Tue Loup
Tue Loup en concert à La Maroquinerie (2 décembre 2005)
L'interview de Tue Loup (2 décembre 2005)


JP         
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# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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