Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Ghinzu
Electronic jacuzzi  (Athmosphériques)  novembre 2005

"Electronic jacuzzi was our first album. The songs are the 1999 original mixes but we changed the tracklisting. Why?...Because !"

A l’heure de son succès planétaire (surtout en Belgique et dans une moindre mesure dans le reste du monde), Ghinzu se payait donc le luxe de rééditer ce premier album quasi-introuvable…Pour d’obscures raisons sans doute. L’eau avait coulé sous les ponts de Belgique, et Ghinzu était devenu avec Blow l’incontournable de la nouvelle scène rock indie. Soit. Restait donc à exhumer la dépouille de ce premier album, Electronic Jacuzzi.

Passionnant sur bien des points, la redécouverte de ce premier album laisse entrevoir la folie en gestation, le silence avant l’explosion. Comme un tableau tout en esquisses, Electronic Jacuzzi explique en partie le succès de Blow, tout en restant singulièrement différent.

Comme souvent avec Ghinzu, tout débute par une ballade, "Turn up the Satan". Une comptine pour enfant, une ritournelle tout en douceur, où les influences de Bach sont déjà visibles (Ces arpèges…), Ghinzu qui prend forme. Et comme dans toute histoire, le tempo s’emballe. La rythmique quasi-militaire qui frappe. Fort. "Dolly Fisher" aurait déjà pu figurer sur la set list de Blow tant ces compositions remplissent les enceintes. Un groupe soudé derrière John Stargasm, à la voix si atypique, ressemblant à s’y méprendre à celle de Mattew Bellamy, brailleur du très-nettement-moins-bien-estimé groupe Muse. Ghinzu aiguise ses gammes.

Electronic Jacuzzi pourrait bien être "The dark side of Ghinzu", tant le réagencement des titres laisse entendre une noirceur palpable et présente. Dragon, messe funèbre, dresse le tableau du groupe en devenir, pour l’instant à la recherche de ses repères.

"Thoughts behind the scene" enfonce le clou et assoie la domination du piano sur l’ensemble de l’album. Les passionnés de "Sweet love" ou "Sea side friends" apprécieront. Plus intimiste et pourtant plus expérimentale ("R2D3" et son final nucléaire…), Electronic Jacuzzi reste avant tout un formidable pied à l’étrier pour un groupe prêt à galoper loin des sentiers battus. Pour l’heure, John Stargasm et son nom de super héros assure l’essentiel, les guitares et la batterie un cran en dessous.

"Nous étions déjà prêts à l’époque d’Electronic Jacuzzi" déclarait John récemment. Des perles comme "Dracula Cowboy" en attestent, la tension monte comme un speed mal digéré et "Bingo it’s heaven" conclut le tour de manège par une longue descente prog’ très floydienne…

Au final, si "Get up" et "Revlis" restent absentes de la réédition sans trop de regrets, pourquoi avoir éludé "Rotten Star", sublime moment de furie maîtrisée ? "Parce que" répondraient sûrement la bande à Ghinzu.

Après tout, on ne peut jamais avoir totalement tort lorsqu’on est belge…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Blow de Ghinzu
Ghinzu en concert à La Boule Noire (13 septembre 2004)
Ghinzu en concert au Normandy (3 novembre 2004)
Ghinzu en concert à l'Elysée Montmartre (1er février 2005)
Ghinzu en concert à l'Antipode (1er avril 2005)
Ghinzu en concert au Festival Garorock 2005 (samedi)
Ghinzu en concert à l'Olympia (13 juin 2005)
Ghinzu en concert au Festival Le rock dans tous ses états 2005 (samedi)
Ghinzu en concert au Festival Solidays 2005 (vendredi)

En savoir plus :

Le site officiel de Ghinzu


Little Tom         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Blow de Ghinzu
Ghinzu en concert à La Boule Noire (13 septembre 2004)
Ghinzu en concert au Normandy (3 novembre 2004)
Ghinzu en concert à l'Elysée Montmartre (1er février 2005)
Ghinzu en concert à l'Antipode (1er avril 2005)
Ghinzu en concert au Festival Garorock 2005 (samedi)
Ghinzu en concert à l'Olympia (13 juin 2005)
Ghinzu en concert au Festival Le rock dans tous ses états 2005 (samedi)
Ghinzu en concert au Festival Solidays 2005 (vendredi)


# 29 juin 2008 : Passe ton bac d'abord...

Alors ca y est, certains d'entre vous attendent fébrilement les résultats du bac. d'autres sont déjà en vacances et d'autres encore passerons une grande partie de l'été au bureau ou à l'usine. Point de villégiature pour Froggy's Delight et, où que vous soyez, vous pourrez suivre l'actualité culturelle vue par le petit bout de sa lorgnette. Mais voici plutôt le programme de la semaine :

Côté musique

"Ghosts from the past" de Bang Gang,
"Neptune" de Duke Spirit,
"Gospel Bombs" de Vincent Vincent and the Villains,
"Workout holiday" de White Denim,
"Sun Giant Ep" de Fleet Foxes,
"Attack & Release" de Black Keys,
Ian Kent & the Immigrants, Lugo, K6 et La Phaze sont dans le Ni vus ni connus estival,
une interview de Pedro Winter
camera, Purple Crush, Electro Sexual et Candy Clash live à la Flêche d'or
et un avant dernier Morceau caché avant la fin de la saison, la première partie de l'émission consacrée aux "traductions et glissements" ...

Au théâtre :

"2147, l'Afrique" à La Villette
"Monsieur le Président" à la Manufacture des Abbesses et une interview de Sophie Vonlanthen la co-directrice du théâtre
Les Journées de Juin au Conservatoire Nationale Supérieur d'Art Dramatique avec les élèves de 3ème année :avec "Ma vie est un roman qui m'intéresse beaucoup" et "La nuit des buveurs"
et dans le cadre des Scènes d'été au Théâtre 13 : "Franck V" et "Nous, les héros"
et toujours à l'affiche "Charles Gonzales devient Camille Claudel" au Théâtre des Mathurins

Exposition avec "Jorg Lozek - In zimmer" à la Galerie Daniel Templon

Et puis du cinéma aussi avec :

"Le Monde de Narnia : Chapitre 2 - Prince Caspian" de Andrew Adamson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008