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Weepers Circus - Arsène Perbost
La Maroquinerie  (Paris)  19 septembre 2005

Nous avons découvert les atypiques Weepers Circus à l'occasion de la sortie de leur album La monstrueuse parade qui impressionne par sa capacité à créer à partir de chansons de qualité des atmopshères envoutantes.

En première partie, en acoustique, d'une voix chuintante, Arsène Perbost, distille de la chanson française qui navigue entre chanson à texte et art brut.

Cela commence par des chansons qui se veulent sensuelles, se poursuit par "Glandeur nature" et s'achève par la très décontractée "Ta mère que l'on voit danser dans les centres Leclerc".

Bon, voilà !

Noir total, atmosphère sépulcrale, les Weepers Circus tous en noir, pieds nus et haut de forme, rentrent en scène. Avec les premières mesures de "L'oiseau de paradis" et l'enchaînement avec le puissant "Seul", ils nous entraînent derrière le miroir, dans des mondes oniriques et surréalistes.

Les Weepers Circus c'est de gauche à droite : Denis Leonhardt (clarinette , clarinette basse, saxophone soprano), Alexandre George (chant, guitare, accordéon), Eric Kaija Guerrier (guitare), Franck George (violoncelle, guitare basse acoustique) et Alexandre "Goulec" Bertrand (batterie, percussions).

L'ambiance musicale et la scénographie, subtilement supervisée par Caroline Loeb, rappellent celles du film d'animation de Tim Burton "L'étrange Noël de Mister Jack", qu'induisent les chansons "Quelqu'un" et "Un revenant".

En effet, le monde des Weepers Circus, tel un miroir déformé de la réalité, est étrange et souvent inquiétant mais jamais dénué de poésie.

Les Weepers Circus c'est de la chanson française sur du rock baroque qui sait aussi se faire swing ravageur ou valse lente.

En transition, Alexandre George imite le funambule avant d'entamer "Tu perds ton temps" en duo avec Isabelle Lux.

Puis "L'ombre et la demoiselle" très festif finit de conquérir le public.

Mais aussitôt le noir se fait et le superbe hymne d'amour de "Janvier" est joué dans la pénombre et un silence totalement inhabituel dans une salle de concert.

"En rêve", "La dignité", "Ça passe", "Le monstre", toute la monstrueuse parade défile sous les yeux ébahis du public.

Les musiciens s'en donnent à cœur joie et leur plaisir de jouer est communicatif. Le voyage passe par les campagnes de Kusturica, les lieux glauques de David Lynch et la beauté glacé d'Atom Egoyan.

Une musique cinétique à souhait qui entousiasme le public et dont on ne se lasse pas.

Pour le rappel, Weepers Circus a invité Olivia Ruiz, présente sur leur album, pour deux titres dans deux registres différents.

Avec la comptine "La renarde", le duo Alexandre George et Olivia Ruiz est terriblement émouvant et la Maroquinerie est profondément silencieuse. Le public en reprendra en chœur le refrain.

Ensuite, le chanteur met son haut de forme et danse avec Olivia Ruiz "Les cendrillons" pour finir sur un "Sans vous aimer" endiablé sur lequel le groupe terrassé par la belle finira à terre.

Les lumières se rallument malgré les applaudissements du public qui retentiront encore longuement. Le Cirque des gens qui pleurent est déjà reparti sur les routes...

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album La monstrueuse parade de Weepers Circus
Weepers Circus en concert à L'affranchi (10 février 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de Weepers Circus

Crédits Photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of indie


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# 12 octobre 2008 : Et si on inventait un Nobel de théâtre ou de musique ?

C'est vrai, la paix, la littérature, la science ... pourquoi ne pas récompenser tous les corps de métier et tous les arts après tout ? En attendant de plancher sur un prix universel, voici le programme culturel de la semaine :

Côté musique :

"Skeleton" de Abe Vigoda,
"Toystore" de Coralie Clément,
"Fire place " de Juan Trip,
"L'expédition" des Cowboys Fringants,
"Snowflake Midnight" de Mercury Rev,
"Make amends for we are merely vessels" de Our Brother the native,
"The rhumb line" de Ra Ra Riot,
"Exit strategy of the soul" de Ron Sexsmith,
"2" de Semifinalists,
"Mega breakfast" de The Chap,
"Knowle west boy" de Tricky,
"Gueule de terriens" de Zen Zila
et aussi, le festival Fargo All Stars, avec Jesse Sykes, Joseph Arthur et Olle Nyman,
et le lendemain avec Chris Garneau, My Brightest Diamond et Clare and the reasons

Au Fil de Saint Etienne, Son of Dave et Little Blues Story jouaient la semaine dernière en attendant Why ? et des activités autour du thème New Wave (voir sur l'édito)
Retrouvez également Le Morceau Caché, l'émission de Mickaël et Flavien, que vous retrouverez en podcast tout au long de l'année en commencant par ce numéro spécial rentrée !
Tous les podcasts et notamment des sessions acoustiques exlusives sont à écouter ici !

Au théâtre :

"Sniper Avenue" au Studio Casanova à Ivry
"Le ciel est vide" au Théâtre Berthelot à Montreuil
"L'histoire des ours panda..." au Ciné 13 Théâtre
"La lettre" au Théâtre de la Tempête
"Antigone-Paysage" et "Copi" au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris
"Où étais-tu pendant la nuit ?" au Théâtre Paris Villette
Dans le cadre du Festival Un Automne à Tisser au Théâtre de l'Epée de Bois:
"Alias le bonheur..."
et "Yaacobi et Leidental"
Dans le cadre du cycle "Un auteur, deux pièces" au Tarmac de La Villette :
"Habbat Alep " et "A petites pierres"
la 1ère Master Classe d'octobre 2008 de Jean-Laurent Cochet à La Pépinière Théâtre
Vu à Avignon, créé cette saison à Paris "Victor Hugo, mon amour" à la Comédie Bastille
et découvrez "Le tribunal des magnifiques" au Gobe Lune

Expositions avec :

"Obsessions by Stiletto" à la Maison Européenne de la Photographie
"Frédric Le Junter - Paysage portuaire" au Théâtre de l'Aquarium
"Julia Milner - Click I hope" à la Maison Européenne de la Photographie
"Leon Ferrari " à la Galerie Michela Rizzo à Venise
"Georges Barbier - La naissance de l'Art Déco" au Palazzo Fortuny
et dans le cadre de la 11ème Biennale Internationale d'Architecture de Venise
"Jorn Utzon- L'univers d'un architecte" au Palazzo Franchetti
"Patrick Mimran - Billboard in the city" au Palazzo Malipiero

Et puis un peu de littérature avec "Le génie divin" de Guillaume Dustan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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