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La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires
Tim Burton 

On connaît surtout Tim Burton réalisateur (de Edward aux mains d’argent à Big Fish en passant par Sleepy Hollow). Si l’on y ajoute L’étrange Noël de Mister Jack, film d’animation hors normes, impossible d’ignorer la singularité de son univers tant visuel que thématique.

La Triste Fin du petit Enfant Huître et autres histoires, parue en 1997, regroupent une vingtaine de textes, poèmes, fables ou courtes nouvelles, illustrés par l’auteur dont le graphisme est élémentaire (traits légers et hésitants, dominance du grisé) avec des détails récurrents (bouches muettes aux lèvres suturées, yeux globuleux).

Pour Burton, l’enfance n’est pas une période bénie des dieux qui suit un chemin semé de pétales de roses, car on ne vit pas chez Mickey, et ce sont autant d’histoires que d’incursions dans l’univers des enfants cassés, différents, monstrueux.

Affublé d’handicaps toujours visibles (l’Enfant Tâche), ces enfants sont parfois d’apparences humaines mais monstrueux (la Fille avec plein d’yeux, l’enfant avec des clous dans les yeux, la Fille qui fixait) et souvent des êtres fantastiques produits de croisements improbables (l’Enfant ancre, l’Enfant Huitre, l’Enfant Momie).

Têtes disproportionnées (L’Enfant Brie), crânes éclatés (l’Enfant Momie), visages défigurés (James), corps délités (Ludovic l’Enfant Toxique), consumés (JC le jeune Carbonisé), broyés (la Fille faite d’ordures), avalés (l’Enfant Huitre) et meurtris par les épingles (La Fille Vaudou, la Reine pelote d’épingles, l’Enfant avec des clous dans les yeux) sont récurrents.

Ils s’accommodent plus ou moins bien de leur différence qui ne les gênerait pas vraiment si elle n’était confrontée à la normalité des autres et à leurs quolibets (Benjamin surnommé le vilain gamin pingouin, l’enfant Brie) ce qui peut les conduire jusqu’à la mort (Tête de melon, l’Enfant Momie).

Ils sont livrés à eux-mêmes et quand ils ont des parents, ce sont souvent des parents indignes qui les renient (l’Enfant Robot), le rejet pouvant aller jusqu’au meurtre (l’Enfant Huitre).

Et puis, il y a de petites fables comme l’amour de Brindille pour sa chaude Allumette, l’abondance des larmes de la Fille avec plein d’yeux ou la Fille qui se transforma en lit.

C'est fantastique, burlesque, drôle, émouvant, horrible. grinçant. C'est Tim Burton.

 

Vous pouvez retrouver l’Enfant tâche dans six courts métrages animés écrits et réalisés par l’auteur sur le site Shockwave :

Le site internet


MM         
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# 20 juillet 2008 : Sous la plage, le rock

En fin de semaine ce sera l'ouverture de Paris Plage, anecdotique évènement s'il n'était couplé au festival Indétendances qui, cette année encore, vous proposera de découvrir quelques intéressants groupes en devenir, gratuitement, sur les quais de Seine ! A ne pas manquer donc, d'ici là, voici le sommaire de la semaine :

En musique :

Retrouvez le festival des Vieilles Charrues en deux parties avec le compte-rendu du jeudi puis du week end complet riche en plaisirs musicaux,
côté album, pas mal de belles choses avec :
"South of the rain and snow" de (Swell),
"Pleasure pressure Point" de Black Affair,
'A Thousands Sharks's teeth" de My Brightest Diamond qui nous fait également l'honneur d'une interview,
"LP3" de Ratatat,
"Many Things" de Seun Kuti & Fela's Egypt 80,
"Volume One" de She and Him,
"Postcards" de Sparkadia,
"Le temps de dire ouf" de Staël,
"The Heavy Circles" du groupe du même nom,
En concert, il ne fallait pas rater Eli "Paperboy" Reed and the True Loves à la Maroquinerie,
et puis nous feront un rapide retour sur la fête de la musique à Paris avec Moriarty, Deportivo et Beat Assailant.

Au théâtre :

"Toute seule... mais avec tout le monde" au Théâtre de l'Orme
"Ma femme s'appelle Maurice" au Théâtre des Nouveautés
"On purge bébé" à L'Etoile du Nord
"Un vrai nid d'amour" au Théâtre de l'Orme
"La part du loup" à La Villette
"Du bord à babord" au Théâtre de l'Orme
"Et Dieu oublia le prince charmant" au Théâtre Studio 77

Expositions avec "Annie Leibovitz - A photographer life, 1990-2005" à la Maison Européenne de la Photographie

Enfin du cinéma avec "Hancock"de Peter Berg

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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